Noah, au nom du fils

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Qualifié pour le Final Four NCAA avec Florida, Joakim Noah est en course pour remporter la prestigieuse compétition universitaire américaine. La NBA lui tend les bras mais à 21 ans, le fils de Yannick n'est pas pressé. Portrait d'un phénomène encore inco

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Crédit: Eurosport

On annonçait Duke, Connecticut, Gonzaga ou encore North Carolina. Il n'en fut rien. La March Madness n'a pas épargné certains favoris. Et en a gâté d'autres. Au rang des possibles vainqueurs, ils ne sont plus que quatre à lorgner sur le trophée universitaire américain : UCLA, LSU, George Mason et Florida, tous qualifiés pour le Final Four qui se tiendra du 1er au 3 avril au RCA Dome d'Indianapolis. Dans les rangs de la dernière équipe nommée, un certain Joakim Noah. Fils de Yannick. Le seul lien qui le rattache à la France ? Peut-être pas même si ce basketteur né à New York et de mère suédoise ne possède pas de passeport français.
37 points contre Georgia
Dire que Joakim brille cette saison en NCAA est un doux euphémisme. Lors de la "folie de mars" réservée aux meilleures équipes universitaires de la saison, le "Français", appelons-le comme ça, s'est fait un nom. Ou plutôt un prénom. Depuis l'ouverture du tournoi, Noah tourne à plus de 17 points (52,5% aux tirs et 82% aux lancers-francs), 10 rebonds, 3,5 passes et 2,3 contres en 33 minutes de moyenne. Des chiffres hallucinants qui ont attiré l'attention des scouts NBA.
Billy Donovan, son entraîneur à Florida, ne tarit pas d'éloges sur son pivot de 2,09m et 105 kg : "Jamais, depuis que je suis entraîneur, je n'avais vu un joueur de deuxième année autant progresser". Cette phrase, qui se perd entre les nombreux compliments et honneurs reçus par le Français, a été prononcée le 1er mars. Ce soir-là, Noah, sous les yeux de son père et de son grand-père, ancien footballeur professionnel à Sedan, inscrit 37 points face aux Bulldogs de Georgia. Son record en NCAA. Un total qu'aucun Gator, le surnom des joueurs de Florida, n'a atteint depuis 1981.
Entre tennis et basket
Pourtant tout n'avait pas si bien commencé pour Joakim en Floride. Lors de sa première saison (3,5 points et 2,5 rebonds en 9 minutes), il est victime d'une mononucléose qui l'éloigne quelques temps des parquets. Revenu plus vite que prévu, il intègre le cinq majeur dès le début de sa deuxième année. Depuis, sa vie est un long fleuve tranquille. Entre France et Etats-Unis, entre tennis (la légende veut que 10 jours de cours avec "papa" aient suffi à lui faire abandonner la balle jaune) et basket, "Jo" a hésité. Pas très longtemps à vrai dire.
Après le divorce de ses parents en 1989, il a alors quatre ans, "Jo" passe quelques années de son enfance en France. Repéré par l'entraîneur Ron Stewart, il atterrit à Levallois. En poussin, le "fils de" mène le jeu et attire l'attention. Adroit techniquement, sa taille et sa vitesse le font sortir du lot. Conscient de son talent, son père décide de l'inscrire au lycée de Lawrenceville, dans le New Jersey. C'est le début de son aventure américaine. Sa taille lui fait découvrir le jeu intérieur. Il mène son lycée au titre de son Etat. Symbole d'une gloire naissante, le quotidien USA Today lui consacre une page entière. Le phénomène est en marche.
Depuis, tout s'est enchaîné pour Joakim. On parle d'un avenir NBA pour lui. Mais le jeune diamant n'est pas encore taillé pour la grande ligue. C'est lui qui l'affirme : "J'aime ma vie sur le campus, aller à l'université, être près de mes amis. Je n'ai nulle raison de partir". Pour l'instant car nul doute que son avenir est aux Etats-Unis. Et pas ailleurs...
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