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L'AS Monaco Basket obtient un sursis jusqu'au 31 juillet
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Publié 10/07/2026 à 13:07 GMT+2
Le tribunal de commerce de Monaco a renvoyé vendredi au 31 juillet sa décision sur un éventuel placement en cessation de paiement de l'AS Monaco basket, tout juste sacré champion de France mais ployant sous plus de 24 millions d'euros de dettes.
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Du sursis pour l'AS Monaco basket. Ce vendredi, le tribunal de commerce de Monaco a renvoyé vendredi au 31 juillet sa décision sur un éventuel placement en cessation de paiement.
Lors d'une audience vendredi matin, le mandataire judiciaire chargé d'examiner les comptes du club a fait valoir que son passif s'élevait fin juin à plus de huit millions d'euros, auxquels il faut ajouter 16 millions d'euros avancés par la Société nationale de financement (SNF).
Depuis début 2026, cet organisme public a prêté les fonds nécessaires au fonctionnement du club, le gouvernement monégasque expliquant qu'il s'agissait d'éviter de fausser les championnats en laissant disparaître une équipe prématurément.
L'accord conclu avec le club prévoyait un remboursement des fonds avancés au 30 juin, mais un avenant a été conclu ces derniers jours pour allonger l'avance afin de payer les salaires et charges de juin et pour repousser le remboursement au 31 juillet.
Des discussions avanceraient avec un repreneur potentiel
Devant le tribunal, des représentants du club ont assuré que des discussions avançaient avec un repreneur potentiel, susceptible d'éponger les dettes et de fournir le budget nécessaire à la prochaine saison. Faute de garanties en attendant, le gendarme financier de la Ligue nationale de basket (LNB) a refusé d'engager l'ASM dans les championnats professionnels.
Le club a saisi la commission d'appel de la Fédération française de basket (FFBB) et a demandé au tribunal de commerce de ne pas prononcer la cessation de paiement avant la décision de cette commission, attendue le 24 juillet.
Le parquet s'est opposé au délai, d'autant que le mandataire judiciaire a évoqué une cessation de paiement de fait puisque le club n'est pas en mesure de payer plus d'un million d'euros dûs à des agents de joueurs.
"La loi doit s'appliquer quels que soient le prestige et l'activité. Quand vous avez un passif exigible qui n'est pas couvert par un actif disponible, on est en état de cessation de paiement", a insisté le procureur.
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