AFP
Betclic Elite : Maxime Lefèvre, la culture NBA au service du défi parisien
Par
Publié 24/09/2026 à 11:33 GMT+2
Ce dimanche, le Paris Basketball va retrouver la Betclic Elite, avec un statut de grand favori après l'exclusion de Monaco mais aussi et surtout un nouveau coach, Maxime Lefèvre, fraîchement débarqué de la NBA. Un bagage que le technicien français compte bien mettre à profit, après avoir remporté la Supercoupe dimanche dernier.
Nadir Hifi avec le Paris Basket.
Crédit: Getty Images
Ces dernières années, c'est dans l'autre sens que la mutation se faisait du côté du Paris Basketball. Tuomas lisalo et Tiago Splitter en sont les parfaits exemples. Ces deux coaches ont d'abord performé sur le banc parisien, le premier lors de la saison 2023-2024, le second dans la foulée (2024-2025), avec un titre de champion de France et un départ ensuite à Portland. Tuomas lisalo avait lui aussi rallié la NBA après son passage dans la capitale et lié son destin à celui de Memphis.
- Betclic Elite : le CNOSF saisi dans le dossier Monaco en Nationale 1
- Suivez les Mondiaux de cyclisme sur Eurosport via HBO Max : abonnez-vous !
Mais Maxime Lefèvre, lui, a donc fait l'inverse. Il a emprunté le chemin menant de la NBA à la Betclic Elite. A 39 ans, il quitte Minnesota, Rudy Gobert, Anthony Edwards et un poste d'entraîneur adjoint pour retrouver la France, l'Euroligue et une place, cette fois, d'entraîneur principal.
"Jamais un objectif de rester aussi longtemps (en NBA)"
"Depuis combien de temps, je me sens prêt à ce rôle ? Depuis quelques années, confiait-il en juillet dernier. Après, on n'est jamais prêt à 100%, il y a toujours quelque chose auquel tu ne t'attends pas". Des propos tenus quelques semaines avant de soulever la Supercoupe, dimanche dernier aux dépens de Roanne (81-59). Une belle façon de commencer sa nouvelle vie parisienne.
S'il a appris les rudiments du métier d'entraîneur aux États-Unis, Maxime Lefèvre a débuté le basket vers 11 ans à Longwy. Il progresse "assez vite" car aidé par sa grande taille. Il évolue en catégories jeunes du côté de Joeuf, en Meurthe-et-Moselle, puis à Chalon. "Après, j'avais du mal à allier études et basket, se remémore-t-il. Et l'idée de partir aux Etats-Unis est venue de là. Cela n'a jamais été un objectif de rester aussi longtemps. Mais je ne pense pas toujours à la prochaine étape."
"L'Euroligue est un peu plus homogène, l'intensité est exceptionnelle"
A Minnesota, chez les Timberwolves, Maxime Lefèvre multiplie les rôles, notamment celui de coordinateur vidéo, avant de devenir entraîneur adjoint de Chris Finch. Il y reste sept ans, ce qui lui permet de forger sa vision de la NBA. Mais, même s'il la découvre depuis le banc cette saison, l'Euroligue ne lui est pas inconnue.
"La NBA est un peu une ligue de joueurs. Les meilleurs sont tellement forts qu'en gros, tu peux leur donner la balle et ils créent eux-mêmes des avantages. En Europe, il y a des joueurs très forts, mais c'est un peu plus homogène, il faut trouver des solutions en tant que coach. (...) Cela demande un tout petit plus de recherche, de détails sur certains aspects, offensivement. Et l'intensité est exceptionnelle."
"Des situations de jeu qu'on n'avait pas vues avant"
Selon le meneur Nadir Hifi, "ça peut être du bonus d'avoir vu les deux cultures" et "c'est important d'avoir un coach qui me fasse confiance. Il me challenge beaucoup, c'est ce dont j'ai besoin". Maxime Lefèvre sait que le Paris basketball, vice-champion de France sera attendu sur la scène nationale, encore plus après l'exclusion de Monaco, qui le place ainsi en grandissime favori. Mais l'objectif du club, qui reprend la saison régulière ce dimanche à Nancy (16h30) sera aussi de retrouver les play-offs d'Euroligue, que les hommes de la capitale ont atteints il y a deux ans sous les ordres de Tiago Splitter.
Le président David Kahn n'hésite d'ailleurs pas à faire le parallèle entre les deux techniciens. "Curieux, intelligents, ils savent comment s'y prendre avec les joueurs", estime-t-il. Samedi dernier, c'est du banc adverse que les compliments sont venus après la victoire contre Nanterre en demi-finale de Supercoupe. L'entraîneur, Julien Mahé, avait lui-même loué "la patte" du coach. "Il y a cette idée d'ADN, mais on voit qu'il veut apporter de nouvelles choses, il y a des situations de jeu qu'on n'avait pas vues avant, une marque de fabrique qui est en train de se construire." Maxime Lefèvre souhaite lui continuer à jouer "dans les mêmes lignes": "c'est agressif, ça va vite. C'est sûrement le futur du basket". Avec l'espoir de s'inscrire aussi dans le futur de Paris. Premier challenge, dimanche donc, à Nancy en Betclic Elite.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité