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"Retrouver une hiérarchie"
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Publié 28/09/2007 à 07:30 GMT+2
Pour que les Bleues, qui débuteront la seconde phase de l'Euro2007 samedi face au Belarus, puissent aller plus loin, Audrey Sauret-Gillespie croit qu'il faut faire davantage appel aux joueuses cadres. La capitaine de l'équipe de France n'a pas nié qu'elle
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AUDREY SAURET-GILLESPIE, quel bilan faites-vous après vos trois matches du tour préliminaire (2 victoires face à la Grèce et l'Italie et 1 défaite contre la Russie)?
A.S-G. : Il fallait absolument sortir de notre groupe avec une victoire (seuls les résultats des matches contre l'Italie et la Russie sont pris en compte en seconde phase, ndlr). On ne passe pas loin d'un succès face à la Russie, mais on ne s'attendait pas à faire un exploit tout de suite. C'est bien, on a fait ce qu'on avait à faire. Mais il n'y pas de quoi s'enflammer non plus.
Et votre bilan personnel?
A.S-G. : Formidable, je crois que cela se voit (rires)... Non, il y a une grosse frustration. Il y a l'échec à l'adresse, mais cela fait partie du basket, il y a des périodes où on est un peu dans le trou. C'est plutôt que j'ai passé beaucoup de temps à gérer mon équipe cet été. Elle est en reconstruction, avec un nouveau staff. Il y a eu pas mal de joueuses blessées aussi. Et cela me tient à coeur, je suis là pour être un leader.
Votre investissement collectif s'est fait au détriment de vos performances individuelles?
A.S-G. : Je me suis un peu oubliée. Et aujourd'hui, on n'a pas une équipe avec un style de jeu ou une force collective sur lesquels je puisse m'appuyer pour sortir la tête de l'eau. C'est un peu difficile, car j'ai laissé de l'énergie à droite à gauche. Mais la solution ne viendra que de moi. J'ai deux jours pour me remettre la tête à l'endroit.
Qu'est-ce qui ne fonctionne pas bien dans le style de jeu des Bleues?
A.S-G. : On s'est un petit peu perdu. On a cherché à +shooter+ davantage. On espérait une moyenne de 70 pts. (avec 60,3 pts, ndlr) On est bien dans les cordes... (rires). On a perdu une hiérarchie dans notre équipe, et les équipes qui gagnent, ce sont celles qui ont une hiérarchie bien structurée et qui restent avec des options marquées. Il faut que cela soit respecté.
La hiérarchie, cela veut notamment dire que l'Euro ne se gagnera pas à 12?
A.S-G. : Avoir l'ensemble du groupe concerné, faire sentir qu'on a besoin de tout le monde, c'est une réalité. Cela a été excessif de jouer à 5 ou 6 pendant des années, mais il ne faut pas penser à l'inverse qu'il faut aujourd'hui jouer à 12. Et puis ce n'est plus comme les compétitions précédentes, on ne joue plus tous les jours. On a largement les qualités physiques pour supporter. La hiérarchie et les rôles, c'est un peu ce qui a été perdu au sein du groupe.
Impliquer tout le monde, c'est l'idée du sélectionneur Jacky Commères?
A.S-G. : On n'est pas contre le coach. Mais ce qui est malheureux, c'est que beaucoup de joueuses leaders ont eu du mal au cours de la préparation. A un moment, on va pourtant leur demander d'être présentes et de faire la différence. Et sans dévaloriser les performances de la 1re à la 12e joueuse, même si on fait bien pendant 4 minutes, il faut savoir ce qu'on est capable de faire pendant 30 avec un autre rôle à assumer. C'est une question. Parce que même à l'intérieur du groupe, il y en a qui pensent qu'elles devraient jouer plus parce que les 4 minutes se sont bien passées. Mais en inversant les rôles, seront-elles capables d'assumer?
Offensivement, la France tourne à une faible moyenne. Comment peut-elle progresser?
A.S-G. : Le problème de l'équipe de France, c'est de se prendre la tête. Il faut accepter de rater un +shoot+ ou un lancer franc. Rater un tir, c'est un rebond, pas une catastrophe ni une situation d'échec. Il vaut mieux rater un shoot que perdre un ballon. Il n'y a jamais 100% de réussite, il ne shoot faut pas se poser de questions et jouer. Sinon, si on doute, on n'avancera pas.
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