Encore ces maudits lancers

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Comme en 2005 contre la Grèce, la France a craqué aux lancer-francs lors des dernières minutes face à la Russie en quart de finale. Les Tricolores ont vécu un nouveau psychodrame dans un exercice pourtant réputé facile. Un problème ancré dans le basket fr

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Crédit: Eurosport

Comment espérer remporter un match en manquant 11 lancers sur 20 dont 7 sur 12 dans le dernier quart temps ? La réponse est tout simplement dans la question.... Après 2003 et surtout 2005, la France a écrit une nouvelle page de son livre d'histoire sur les matches à sa portée laissés filer dans un Euro. Et encore une fois, les Bleus se sont fait hara-kiri sur la ligne des lancer-francs. En 2003, la Lituanie et l'Italie avaient profité de la défaillance française sur la "ligne de réparation". En 2005, c'était la Grèce. Jeudi, ce sont les Russes qui ont assisté avec délectation à l'effondrement tricolore.
Boris Diaw d'abord puis Tony Parker ont tous les deux craqué. Inexplicablement. Dans le moment le plus chaud. Celui où chaque point vaut de l'or. Alors bien sûr, cette faillite aux lancers n'est pas la seule explication à la désillusion tricolore. L'incapacité française à rester concentré pendant 40 minutes peut également être avancée. Tout comme la stérilité de la bande à Boris Diaw devant la défense de zone russe dans les dernières minutes.
Le plus frustrant
Mais voilà, cette maladresse aux lancers a fait toute la différence... "Dans un match aussi serré, ça se joue tout le temps aux lancers. Ah si on avait mis la moitié de nos lancers ratés...", soupire Bergeaud. "Les lancers nous coûtent évidemment cher en fin de match", reconnait Tony Parker du bout des lèvres. "C'est souvent comme cela dans le basket, ajoute Florent Pietrus. Cela se joue à des petits détails". Des détails qui font encore et toujours défauts aux Bleus. Et surtout dans les deux dernières minutes...
Après le crève-coeur de Belgrade, ce nouveau dérapage français sur la ligne va encore faire parler dans les chaumières tout un hiver. Car cette faiblesse tricolore commence à agacer. "C'est le plus frustrant (ndrl : de le perdre sur des lancers) car c'est le panier le plus facile à mettre", s'emporte le sélectionneur français. Alors, une question brûle toutes les lèvres : Comment expliquer ce manque de régularité chronique des Bleus aux lancers ? Est-ce un manque de respect pour cet exercice réputé facile ou un problème contextuel ?
Un problème culturel
Claude Bergeaud a une petite idée. Il balaye de la main le problème momentané en rappelant les soucis français lors du Mondial 2006 (ndrl : les Bleus avaient eu le bonnet d'âne dans cette catégorie statistique) et pointe du doigt la mentalité des joueurs de l'Hexagone. "C'est culturel, avance le technicien français. Le tir n'a jamais été respecté. Aujourd'hui, le tir n'existe plus. C'est le un contre un. Nous venons de jouer 15 ans au basket en dribblant et en tirant la langue. Tant qu'on aura la NBA comme modèle, nous ne pourrons pas avancer".
Un constat inquiétant. Surtout quand on se souvient que l'équipe de France juniors a également craqué dans cet exercice au Mondial face aux Etats-Unis. Le problème est donc profond. L'heure n'est pourtant peut-être pas à l'analyse. Les Bleus ont pris trop de retard pour corriger cette lacune dans les prochains jours. Il faudra continuer de s'appuyer sur "son talent" pour prétendre rêver des Jeux de Pékin que les Bleus sont désormais obligés de rallier par un tournoi pré-olympique pour lequel il s'agira encore de se qualifier lors des matches de classement. Après, il sera temps de "tirer les leçons de ces échecs pour progresser", comme le souligne Flo. Histoire de ne plus vivre de telle désillusion...
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