L'Espagne y croit

Eurosport sur Google

Malgré sa lourde défaite en poule, l'Espagne est persuadée de pouvoir déjouer les pronostics contre le Team USA, lors de la finale rêvée des Jeux Olympiques. Les Espagnols comptent bien s'inspirer du travail réalisé par les Argentins pour s'offrir les Amé

Eurosport

Crédit: Eurosport

Pau Gasol va avoir une seconde chance. Après avoir raté ses trois premiers ballons lors du match de poule face aux Etats-Unis, le pivot espagnol avait lâché mentalement pour finalement ne pas être à la hauteur des attentes. Comme souvent lors des grands rendez-vous. Malgré ses 13 points et 6 rebonds, il n'avait pas pesé comme il peut le faire. Résultat : l'Espagne avait reçu une véritable claque (-37). Mais depuis, la star des Lakers a été impériale pour être l'un des grands artisans du retour en forme de la Roja qui s'offre la deuxième finale olympique de son histoire. Et comme en 1984, ce sont les Etats-Unis qui se présentent (96-65).
Malgré la débâcle de la première phase, les Espagnols débarquent en finale remontés comme jamais. Et ne s'avouent pas vaincus. Loin de là ! Championne du monde en titre, vice-championne d'Europe 2007, l'Espagne est l'équipe la plus régulière de ces dernières années. Alors, ce n'est pas aujourd'hui que les partenaires de Rudy Fernandez vont courber l'échine. "Nous pouvons gagner" , lance Aïto, l'entraîneur ibérique. "Notre ambition est de nous imposer finale. Nous avons de bonnes sensations et nous espérons montrer un tout autre visage que la dernière fois. On a l'occasion d'écrire l'histoire", ajoute Jimenez. "Face aux Etats-Unis, il n'y a pas beaucoup de solutions. Mais nous tenterons de toutes les saisir. Et pourquoi ne pourrions-nous pas l'emporter ?", s'interroge Ricky Rubio.
L'exemple de l'Argentine
Du haut de ses 17 ans, le jeune prodige espagnol fait preuve d'un tempérament bien trempé. Il est devenu le symbole de cette formation espagnole qui n'a peur de rien. Le meneur aura d'ailleurs un rôle primordial dans cette finale. Malgré ses 17 ans, il sera l'une des clefs de ce match. Avec le probable forfait de Jose Manuel Calderon - touché aux adducteurs -, il aura en effet la lourde tâche de prendre en main le jeu des champions du monde aux côtés de Raul Lopez. Une mission qu'il a parfaitement remplie face à la Lituanie de Sarunas Jaisikivicius mais qui s'annonce encore plus délicate avec Jason Kidd, Chris Paul ou encore Deron Williams en face. Mais il ne s'en fait pas.
Le dernier match du Team USA a d'ailleurs rassuré encore un peu plus le camp espagnol. Car les stars américaines n'ont pas vraiment impressionné en demi-finale. Pour la première fois de la compétition, elles ont même montré des signes de faiblesse face à l'Argentine pourtant privée de Manu Ginobili dès la 7e minute et avec un Nocioni handicapé. Longtemps, le duo Delfino-Prigioni, le travail de Luis Scola dans la raquette (qui a mis en exergue les faiblesses intérieures US) et une défense de zone des Gauchos ont fait déjouer les joueurs de coach K. Jusqu'à réveiller d'anciens démons...
Contrariés, Carmelo Anthony et compagnie sont retombés dans leurs travers. Arrogants, ils ont oublié de jouer, oublié de défendre avant de profiter de la fatigue des Argentins pour faire le trou. L'Espagne avec son banc bien rempli et sa défense impressionnante depuis plusieurs matches seront une autre histoire. "Les Etats-Unis sont durs à battre. Mais avec son banc, l'Espagne a une opportunité de le faire", prévient Sergio Hernandez, l'entraîneur argentin qui a donné des idées aux Ibériques avec sa zone très agressive.
En clair : si le Team USA, qui retrouve une finale internationale pour la première fois depuis 2000, part largement favori pour décrocher l'or grâce à sa pléiade de stars, la ÑBA - le surnom de la sélection espagnole - n'a pas dit son dernier mot. Et compte bien confirmer sa suprématie sur le basket international depuis 2006. Voilà qui promet. Enfin, si Pau Gasol répond enfin présent...
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité