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Publié 02/09/2010 à 00:39 GMT+2
La France termine sa phase de poules au Mondial jeudi (20h00) face à la Nouvelle-Zélande. Si les Bleus doivent l'emporter pour valider leur deuxième place, les Kiwis ont déjà démontré de belles choses et visent une troisième victoire de rang dans le sillage de Kirk Penney et Pero Cameron.
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L'objectif des Bleus : Valider la deuxième place
La défaite face à la Lituanie (69-55) a changé les perspectives. La première place du groupe, synonyme d'un huitième de finale abordable face à Porto Rico voire la Chine mardi, s'est envolée. Mais il faut vite se reconcentrer pour venir à bout de la Nouvelle Zélande, déjà qualifiée depuis sa victoire contre le Canada (71-61). Une défaite face aux Tall Blacks pourrait en effet faire chuter les Français à la troisième voire à la quatrième place du groupe, ce qui compliquerait sérieusement leur tâche en huitièmes de finale. Une victoire ne leur offrirait pas forcément un prochain match beaucoup plus tranquille mais elle leur permettrait de se remettre dans le bon sens après la claque lituanienne et leur assurerait de ne pas jouer la Turquie. Nicolas Batum résume parfaitement la situation : "On peut même finir quatrièmes et rencontrer la Turquie en huitièmes ce qui serait un désastre pour nous après notre début de compétition. Ce qui est fait est fait, on a fait un mauvais match aujourd'hui. Concentrons-nous sur celui de demain pour finir deuxièmes."
Leur point fort : Leur collectif
Entre les jeunes prometteurs et les anciens expérimentés, la Nouvelle-Zélande possède un groupe sans star mais avec un collectif rodé. Le champion d'Océanie s'est d'ailleurs déjà offert deux victoires contre le Canada (61-71) et le Liban (108-76). Offensivement, les Tall Blacks ont ainsi des arguments à avancer dans le sillage du jeune arrière Thomas Abercrombie (14 pts, 8.5 rbds de moyenne) et surtout de Kirk Penney, auteur de 21.3 points à 52.9% à trois points, 4.7 rebonds en NBDL avec les Sioux Falls cette saison et redoutable depuis le début de la compétition (25.5 pts de moyenne).
Leur point faible : Le manque de taille sous le cercle
En l'absence du pivot NBA Sean Marks, la Nouvelle-Zélande manque cruellement de centimètres sous le cercle. Il y a bien sûr, Alex Pledger et ses 2m16 mais le pivot de NZ Breakers se contente des miettes (8.6 minutes par match). Craig Bradshaw (2,05 m) ou encore Casey Frank (2,03 m) sont les postes cinq le plus souvent utilisés par Nenad Vucinic. Pour une fois, les pivots tricolores, qui ont besoin de se rassurer après deux matches timides, pourront dominer la peinture. Mais attention, les Tall Blacks compensent largement ce manque de taille par une envie débordante et leur science du placement pour s'imposer aux rebonds.
Le joueur à suivre : Pero Cameron
Pour l'équipe de France, la principale menace s'appelle Kirk Penney. Mais ce match est aussi l'occasion de s'intéresser à nouveau à Pero Cameron. Lors du Mondial 2002, il avait guidé les siens vers une improbable quatrième place et avait été élu dans le cinq majeur du tournoi aux côtés de Ginobili, Stojakovic, Nowitzki et Yao Ming. Du haut de ses 36 ans, il n'a pas l'impact de 2002 (2.8 pts, 1 rbds, 3.2 pds de moyenne en Turquie). Mais l'intérieur d'1m98 reste le leader des Tall Blacks. S'il n'impose pas son physique au poste bas comme dans le passé, son expérience est précieuse pour guider les jeunes Néo-Zélandais. Son influence est telle qu'il a été rappelé pour ce Mondial alors qu'il n'a pas joué cette saison suite à une blessure et s'est mué en entraîneur de son équipe.
LES CAS DE FIGURE :
Victoire face à la Nouvelle-Zélande: la France finit deuxième de son groupe
Défaite de moins de onze points: la France finit troisième de son groupe
Défaite de plus de onze points: la France quatrième de son groupe à moins que l'Espagne perde également contre le Canada (la France 3e dans ce cas).
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