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Sauret : "La tête haute"
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Publié 16/09/2006 à 07:30 GMT+2
Audrey Sauret-Gillespie espère que les Bleues vont continuer d'avancer avant le choc contre la Russie, samedi. La capitaine de l'équipe de France est inquiète du comportement de son équipe lors de la défaite contre Cuba. Pour elle, c'est un problème menta
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AUDREY SAURET-GILLESPIE, après deux succès avec la manière contre la République tchèque et Taïwan, comment expliquez-vous cette défaite ?
A.S. : C'est un problème mental. On savait que Cuba était dos au mur et qu'une victoire contre nous leur permettait de conserver leurs chances pour les quarts de finale. Plus que la défaite, c'est la manière dont on a perdu qui me déçoit.
Y a-t-il eu un excès de confiance après les deux premiers matches ?
A.S.: Je ne pense pas. L'équipe a prouvé contre Taïwan, un adversaire moins redoutable que les Tchèques, qu'elle souhaitait s'imposer à chaque rencontre. On a été bousculées, ça ne nous était jamais arrivé de cette manière depuis que l'on est ici, ni même en préparation. On reste la tête haute, il le faut. On a un peu gâché notre exploit contre les Tchèques mais ça aurait été pire si elles nous avaient battues. Si les Etats-Unis sont imbattables, derrière, tout peut arriver. Il faut y croire et continuer à avancer.
Avez-vous été surprise par le niveau de Cuba ?
A.S. : Une partie de l'équipe n'avait pas forcément conscience de leur valeur. On est quelques-unes à les avoir jouées il y a quelques années. Quel qu'ait été le résultat, on savait qu'il s'agissait d'une équipe physique, avec du répondant. Tout le monde n'a pas pris assez sérieusement la mesure de ce genre d'adversaire. C'est à l'équipe de se préparer mais aussi aux individus de se prendre en charge. C'est une compétition mondiale. On a vu que Taïwan avait su répondre aux Tchèques, la Corée du sud a posé des problèmes à l'Argentine. L'équipe de Cuba a démontré qu'elle était là avec de la motivation mais aussi des objectifs.
Quelles erreurs pensez-vous avoir commises jeudi ?
A.S.: Elles nous ont bousculées dès les premières minutes et quand on est bousculées, on a tendance à s'isoler, à perdre notre dynamique de groupe. A nous de réaliser qu'il y a encore quelque chose à faire de la manière que nous avions décidée. On n'était pas forcément prêtes à être bousculées par notre propre style de jeu. Mais on a battu les Tchèques, on n'est pas dos au mur. Maintenant, on est au même niveau que tout le monde. Je ne dis pas que j'espère battre les Etats-Unis mais les deux autres (Chine, Russie) pour espérer se qualifier pour les quarts.
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