Les Bleus finissent bien

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En remportant le match pour la 5e place face à la Turquie (64-56), la France finit le championnat du monde de manière positive. Derrière le résultat brut, la manière n'a rien de reluisante et confirme que beaucoup de travail reste à accomplir pour devenir

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En conclusion d'un Mondial plein d'enseignements, la France a réussi son entreprise de finir 5e mondiale et 3ème nation européenne actuelle. Une performance de choix qui place l'équipe française dans une spirale positive après la 3ème place obtenue à l'Euro l'an passé. Au gré des compétitions internationales, Claude Bergeaud et ses joueurs sont en train d'acquérir une culture de jeu qui a encore fait défaut par moments lors de la compétition japonaise.
Abstraction faite du couac libanais, les deux autres défaites face à l'Argentine et la Grèce rentrent dans une certaine logique. Face à l'Allemagne et la Turquie, les Bleus auront montré un visage contrasté. Le constat se veut souvent le même. Des intentions défensives, la volonté de bien faire, mais un collectif et surtout un jeu offensif qui prêtent parfois à sourire dans le mauvais sens du terme.
Tout ne pouvait être parfait pour ce premier grand rendez-vous planétaire. Le sélectionneur national avait prévenu devant l'enthousiasme généré par cette équipe jeune, athlétique et ambitieuse. Mais la force collective d'une équipe se forge avec le temps et non dans la précipitation, la Grèce en est le meilleur exemple. Pour apprendre à grandir, la France pourra étudier de près son dernier match face à la Turquie. Un début de match étouffant avec une défense très haute et les hostilités pouvaient débuter sous les meilleurs auspices. A la fin du premier quart temps, les 7 points concédés par la France témoignent d'une emprise du jeu totale.
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Mais la défense demande une telle débauche d'énergie que l'attaque s'en ressent forcément. Un Foirest actif (7 points à la pause) permet bien aux Bleus d'alterner jeu intérieur et extérieur, mais l'adresse est encore loin d'être présente. Et si la pause est atteinte sur le score de 35-20, l'ensemble laisse un goût d'inachevé. La suite sera encore plus décevante. Alors que la Turquie se présentait sans Erdogan et Kutluay, ses deux meilleures armes offensives, le jeu tourne à un concours de lancers-francs sans intérêt.
Les joueurs de Tanjevic parviennent bien à vivre grâce à quelques mines à trois points mais les raisons de s'extasier se font rares. La fin permettra à Florent Piétrus (12 points, 9 rebonds, 4 contres) de confirmer son statut de meilleur joueur français du Mondial et surtout d'éviter l'infamie d'une adresse aux lancers-francs à moins de 50% (19/37). La victoire acquise, face à une opposition amoindrie, laisse un parfum de réussite plané au dessus des têtes bleus. Et si une 5ème place confirme le potentiel d'un basket en plein renouveau, les carences sont encore nombreuses. La présence d'un Parker n'aurait d'ailleurs sans doute pas réglé tous les soucis actuels. Il reste à souhaiter que Claude Bergeaud puisse poursuivre sa mission en y dénichant l'oiseau rare qui manque tant à mi-distance.
France - Turquie : 64 - 56 (20-7, 15-13, 14-23, 15-13)
Turquie: 15 paniers (dont 6 sur 20 à 3 pts) sur 62 tirs (24%) - 20 LF sur 30 tentés - 45 rebonds (Gonlum 11) - 4 passes décisives - 2 contres - 9 interceptions - 17 balles perdues - 33 fautes personnelles
Marqueurs: Akyol (10), Kurtoglu (4), Atsur (15), Arslan (0), Ilyasova (9), Solak (0), Gonlum (6), Erden (1), Peker (8), Demirel (3)
France: 21 paniers (dont 3 sur 11 à 3 pts) sur 52 tirs (40%) - 19 LF sur 37- tentés - 44 rebonds (F. Pietrus 9) - 9 passes décisives (Bokolo et Diaw 3) - 6 contres - 6 interceptions - 17 balles perdues - 23 fautes personnelles
Marqueurs: Gomis (8), Gelabale (2), Foirest (10), M. Pietrus (6), Diarra (0), Bokolo (5), F. Pietrus (12), Petro (0), Diaw (8), Turiaf (2), Weis (11)
Ils ont dit :
Ronny Turiaf : "Ce qui nous a manqué ? Un, Tony Parker. Deux, un peu de chance. Et puis on est encore jeunes, on a encore une grosse marge de progression. C'est sûr qu'on aurait aimé être en demi-finales mais on a déjà gagné le petit Championnat du monde (places 5 à 8)."
Frédéric Weis : "Je préfère que ce soit l'attaque qui ne va pas que la défense. Car l'attaque, ça se travaille, alors que la défense c'est dans la tête et le coeur, et ça on a montré qu'on en avait."
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