ETATS-UNIS-GRECE : 101-95
Le monde du basket n'est plus ce qu'il était ! Depuis la défaite cinglante des Etats-Unis chez eux à Indianapolis, la planète du ballon orange a bien changé. Le temps où Jordan et consorts expédiaient leurs adversaires avec 50 points sans souci est révolu. Aujourd'hui, l'époque de la Dream Team est bien d'un autre siècle. Venu au Japon en quête de rédemption, le Team USA de Lebron James a pu constater une nouvelle fois que le reste du monde progresse à grande vitesse.
Humiliés lors du Mondial-2002 à domicile (6e) et aux JO-2004 d'Athènes (3e), les Etats-Unis ont encore été ramenés sur terre au Japon. Et c'est la Grèce qui s'est chargée de remettre les pendules à l'heure. Pourtant la jeune génération US avait tout fait pour mettre son arrogance de côté. Mais avec leur collectif, les Grecs, à défaut d'avoir les meilleurs joueurs, ont montré qu'il avait la meilleure équipe.
Mondial 2006
Parker: "Encore un écart"
14/09/2006 À 06:15
"Baby Shaq" explose tout
Malmenés en début de match par la puissance athlétique américaine, les coéquipiers de Diamantidis sont toujours restés sereins. Contrôlant le tempo du match grâce à Papaloukas (8 pts, 5 rbds, 12 pds), les champions d'Europe ont rapidement pris la direction des opérations (33-21, 12e). Fort de leur experience d'Euroligue, ils n'ont jamais paniqué même lors du retour des USA en fin de match. Et avec leur calme olympien, ils ont réussi leurs sept derniers lancers francs.
La supériorité grecque s'est installée au fur et à mesure. Mais c'est au deuxième quart temps que tout s'est joué. L'entrée de Schortsianitis a changé la donne. La domination physique des Etats-Unis dans la raquette a été effacée. Et grâce aux neuf points de suite de "Baby Shaq", les Hellènes ont infligé aussitôt un terrible 22-5 en sept minutes à des Américains affolés comme des petits agneaux.
Emmenés par un Papaloukas exceptionnel en chef d'orchestre, les champions d'Europe ont augmenté leur avance dans le troisième quart-temps. A l'inverse, les Américains, malgré un Carmelo Anthony exceptionnel (27 pts à 6 sur 7 à 2 pts et 3 sur8 à trois pts), ont commencé à balbutier leur basket. Complètement déstabilisés, ils se sont remis à des exploits individuels désespérés. Lors de la dernière période, les joueurs de "Coach K" ont tenté le tout pour le tout. Ils ont arrosé un trois points. Une tactique qui leur a permis de revenir à quatre points (95-91). Mais les Grecs, sans aucun joueur NBA, n'ont pas tremblé aux lancers pour sortir les grands favoris du tournoi.
GRECE - ETATS-UNIS 101-95 (14-20, 31-21, 32-24, 24-30)
Grèce: 35 paniers (dont 8 sur 18 à 3 pts) sur 56 tirs (63%) - 23 LF sur 33 tentés - 28 rebonds (Kakiouzis 6) - 19 passes décisives (Papaloukas 12) - 1 contre - 4 interceptions - 12 balles perdues - 25 fautes personnelles
Marqueurs: Papaloukas (8), Schortsianitis (14), Spanoulis (22), Vasilopoulos (0), Fotsis (9), Hatzivrettas (2), Dikoudis (8), Tsartsaris (3), Diamantidis (12), Papadopoulos (8), Kaziouzis (15)
Etats-Unis: 33 paniers (dont 9 sur 28 à 3 pts) sur 66 tirs (50%) - 20 LF sur 34 tentés - 34 rebonds (Howard 7) - 17 passes décisives (James 5) - 7 contres - 4 interceptions - 10 balles perdues - 26 fautes personnelles
Marqueurs: Johnson (3), Hinrich (12), James (17), Battier (1), Wade (19), Paul (3), Bosh (3), Howard (10), Brand (0), Anthony (27)
ESPAGNE-ARGENTINE : 75-74
Après la défaite des Etats-Unis contre le Grèce, le Mondial pensait avoir eu son lot de surprise. Il n'en était rien ! Quelques heures après, les Argentins, champions olympiques en titre, ont également pris la porte. A la surprise générale, les Espagnols de Pau Gasol ont décroché leur place en finale.
La sélection ibère s'est imposée au terme d'une partie extrêmement tendue et accrochée. L'Argentin Andres Nocioni avait la balle de match en main, lorsque, à trois secondes de la fin, il a dégainé à trois points. Mais le ballon a ripé sur l'arceau, envoyant les Espagnols au paradis. Ceux-ci ont fait la course en tête à partir de la quinzième minute (31-30), une fois digéré un départ catastrophique (2-13). Toujours devant, ils ne parvenaient cependant jamais à décrocher des Argentins, pourtant très nerveux.
Surexcités
Chaque décision d'arbitrage un tant soit peu litigieuse a provoqué aussitôt un envahissement du terrain par tout le banc sud-américain. Surexcités à l'image de Scola et Nocioni, les Argentins ont ainsi écopé d'un nombre conséquent de fautes personnelles. Delfino a été disqualifié pour cinq fautes après seulement... douze minutes passées sur le terrain.
Cela ne les a pas empêchés de revenir dans le match au moment même où l'Espagne avait creusé un premier écart conséquent (65-56, 33e). Ginobili, plus adroit à trois points (4/9) qu'à deux (2/12!), ramenait les siens dans le sillage (69-67) à deux minutes de la fin.
Menée depuis la 22e minute, l'Argentine égalisait même à 21 secondes de la fin par Scola (74-74). En face Calderon ratait l'un de ses deux lancers et ça commençait soudain à sentir très bon pour le champion olympique. Mais Nocioni manqua la cible d'un rien sur la dernière action. A quoi ça tient parfois...
Espagne: 22 paniers (dont 6 sur 20 à 3 pts) sur 50 tirs (44%) - 25 LF sur 33 tentés - 36 rebonds (P. Gasol 11) - 11 passes décisives (Navarro 5) - 3 contres (P. Gasol 3) - 6 interceptions - 18 balles perdues - 22 fautes personnelles
Marqueurs: P. Gasol (19), Fernandez (4), Cabezaz (2), Navarro (4), Calderon (7), Reyes (2), Jimenez (4), S. Rodriguez (14), B. Rodriguez (0), Mumbru (0), Garbajosa (19)
Argentine: 24 paniers (dont 13 sur 33 à 3 pts) sur 67 tirs (36%) - 13 LF sur 19 tentés - 37 rebonds (Scola et Oberto 8) - 11 passes décisives (Ginobili 4) - 1 contre - 6 interceptions - 14 balles perdues - 29 fautes personnelles
Marqueurs: Scola (8), Ginobili (21), Sanchez (13), Oberto (2), Herrmann (6), Delfino (3), Prigioni (0), Nocioni (15), Wolkowyski (6)
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