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"Tout près de mon rêve"
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Publié 03/06/2003 à 15:15 GMT+2
A seulement 21 ans, Tony Parker va devenir le premier Français à disputer une finale NBA à partir de mercredi face à New Jersey. S'il a encore du mal à réaliser l'ampleur ce qu'il est en train de réaliser, TP aborde ce rendez-vous sereinement malgré l'éno
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TONY PARKER, tu as l'impression de réaliser ton rêve ?
T.P. : J'en suis prêt. J'ai quand même un du mal à réaliser. Une finale NBA, c'est immense, c'est grandiose. Il y a trois ans, je la regardais à la télé et, cette année, c'est moi qui vais jouer. Tous les jours, j'essaie de me réveiller et de me rendre compte que je suis en finale NBA.
Tu es surpris par tout ce qui t'arrive en ce moment ?
T.P. : Non, franchement. Moi, j'ai travaillé dur pour tout ça. C'était mon rêve depuis que je suis tout petit et il va peut-être devenir réalité. Je savoure tous les moments parce que ça n'arrivera peut-être plus jamais. Dans notre équipe, il y a des joueurs comme Kevin Willis qui a joué 19 saisons en NBA et c'est la première fois qu'il est en finale NBA. Donc, il faut savourer. Franchement, je suis super content d'être en finale NBA dès ma deuxième saison. Je savoure et j'essaie d'en profiter au maximum.
Comment juges-tu ta progression depuis ton départ de Paris ?
T.P. : J'ai essayé de progresser chaque jour. Dès je suis arrivé en NBA, mon objectif était d'essayer de m'intégrer et d'effectuer une bonne transition avec la Pro A. Je voulais intégrer le cinq majeur et avoir un rôle important dans cette équipe. Ensuite, lors de ma deuxième saison, j'ai voulu confirmer, devenir encore plus important dans l'équipe et essayer de gagner le titre NBA.
Tu parles souvent des coups de gueule de Gregg Popovich...
T.P. : Ça motive toujours ! Popovich est très dur avec moi et il trouve toujours des moyens pour me motiver et faire en sorte que je me surpasse. De toute façon, Popovich est le coach parfait pour moi. Quand tu es jeune, tu as tendance à être un peu fainéant à l'entraînement. Lui est toujours derrière moi.
Ton objectif est de gagner le titre NBA. C'est pour cette saison ?
T.P. : Je ne peux pas choisir le moment. C'est à nous de bien nous préparer pour cette Finale. Il y a beaucoup de pression médiatique. Je ne pense pas que vous vous rendez compte en France. C'est quelque chose d'énorme aux Etats-Unis. Tout le monde ne parle que de ça ici. C'est de la folie. Il y a des signes Spurs partout, sur toutes les voitures. C'est l'attraction numéro 1 en ce moment. Les fans ont vécu un moment inoubliable en 1999 donc ils aimeraient bien le revivre. Il faut juste qu'on prenne notre temps, qu'on n'aille pas trop vite et qu'on prenne match par match.
Tu as l'impression qu'on mesure l'ampleur de ce que tu es en train de faire en France ?
T.P. : Mes amis me disent que l'on parle de moi en France, mais vous ne vous rendez pas compte. Je discutais avec Thierry Henry qui est chez moi, il me disait que les gens ne se rendaient pas compte de ce que je suis en train de réaliser. Aux Etats-Unis, les gens ne parlent que de ça.
Pourtant, tu sembles très serein...
T.P. : Cela fait quand même ma cinquième année en tant que professionnel. La pression, je vis avec tous les jours. Je lis "le jeune surdoué, le jeune ci, le jeune ça, est-ce qu'il va y arriver ?". La pression est tout le temps là. Elle est multipliée par 100 par rapport à la France, surtout à San Antonio lorsque tu joues pour le titre. C'est l'équivalent des footballeurs dans les clubs italiens. Tous les médias dissèquent tous tes mouvements, j'y suis habitué maintenant, ça ne me fait plus rien.
San Antonio gagne quand tu marques beaucoup. C'est une pression supplémentaire ?
T.P. : C'est clair. De toute façon, je suis la deuxième option à San Antonio donc il faut que je sois agressif. Popovich veut que je sois agressif, il veut que je marque. Donc c'est ce qu'il faut que j'essaye de faire.
Comment prépares-tu ce rendez-vous ?
T.P. : J'essaie juste de me reposer beaucoup, de rester avec ma famille, avec mes amis. Je reste tranquillement à la maison, je ne fais pas de trucs particuliers. J'ai été malade lors du dernier match (Game 6 face à Dallas, ndlr) mais, maintenant, ça va mieux. Je me suis reposé. On a eu quelques jours de repos après notre qualification pour la finale. On a eu un bon entraînement hier et aujourd'hui. Je vais essayer de retrouver le rythme pour être en forme pour mercredi. Mais on n'a pas prévu de plan de bataille. On va jouer comme on l'a fait toute la saison.
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