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Parker au bout de son rêve
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Publié 16/06/2003 à 15:30 GMT+2
Tony Parker est devenu le premier Français à remporter un titre NBA, dimanche, grâce à la victoire de San Antonio face à New Jersey lors du Match 6 (88-77). Les Spurs doivent leur succès à David Robinson, qui termine sa carrière avec une 2e bague de champ
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Parker dans l'histoire
A seulement 21 ans, Tony Parker n'en finit plus de brûler les étapes. Pour sa 2e saison en NBA, TP réalise son rêve de gosse et atteint l'objectif premier de sa jeune carrière : le titre NBA. Le Français, 4e européen à être sacré outre-Atlantique, s'est pourtant montré peu à son avantage lors de ce 6e match décisif, faisant notamment preuve d'une grande maladresse. L'ancien Parisien termine la rencontre avec 4 points à 2/6, 2 passes décisives, 2 rebonds et surtout 3 balles perdues qui lui coûteront sa place au profit de Speedy Claxton (13 points en 23 minutes) lors du 3e quart-temps. Il ne reviendra pas en jeu.
A l'image de Parker, les Texans ont tardé à entrer dans le match comme l'attestent leurs 19 ballons perdus. Il leur fallut d'ailleurs pratiquement trois quarts temps avant de pouvoir prendre la mesure de New Jersey qui a fait cavalier seul en tête durant la majeure partie de la rencontre. Tim Duncan et David Robinson ont dû se sentir bien seuls pour palier le manque d'adresse de Bruce Bowen (2 pts à 1/7), Malik Rose (5 pts à 1/3), Stephen Jackson (17 pts à 7/13) ou Emmanuel Ginobili (11 pts à 2/8). En face, au contraire, Jason Kidd (21 pts, 7 pds et 4 rbds) et Richard Jefferson (13 pts et 7 rbds) assurent en contre-attaque tandis que Kerry Kittles sort de sa réserve pour artiller (16 pts).
Au revoir M. Robinson
Seul Kenyon Martin, pourtant rétabli après le Match 5, manque une nouvelle fois son rendez-vous et signe un de ses plus mauvais match de la saison (6 pts à 3/23). La défense des Spurs permet de rester au contact tandis que leurs deux All-Stars tiennent leur équipe à bout de bras. Dans le sillage de Tim Duncan, San Antonio refait peu à peu son retard. Un contre sur Rodney Rogers, un parmi les 31 de la série (un record en finales), puis une passe à Stephen Jackson pour un tir à trois points et les Spurs, de nouveau en réussite, passent en tête pour la première fois de la rencontre. Grâce à trois paniers longue distance d'affilée de Jackson, il s'en suit un foudroyant 19-0 qui assomme les Nets.
En s'imposant 4-2, les hommes de Gregg Popovich offrent le plus cadeau qui soit à David Robinson : un titre NBA. L'Amiral, qui a retrouvé ses jambes de 20 ans le temps de ces finales, a montré la voie en réalisant sans doute le meilleur match de sa dernière saison (13 pts et 17 rbds). A 38 ans et après 14 ans passés en NBA, le pivot texan peut prendre une retraite bien méritée et conclue en apothéose. M. Robinson pouvait alors laisser éclater sa joie sous l'ovation du SBC Center au moment d'être remplacé par un autre vétéran, Kevin Willis, à quelques secondes du coup de sifflet final. Robinson tire ainsi sa révérence après deux titres NBA, un titre de Rookie of the year en 1990, un titre de MVP en 1995 et un match-record à 71 points en 1994 face aux Clippers.
Duncan élu MVP
Quant à Duncan, il est l'incontestable MVP de ses finales du haut de son triple-double exceptionnel à ce niveau (21 pts, 20 rbds, 10 pds et 8 contres). Avec cette nouvelle récompense individuelle, qu'il avait déjà déjà reçu en 1999, l'intérieur devient ainsi le 8e joueur de l'histoire de la ligue à remporter ce titre à au moins deux reprises après Shaquille O'Neal, Michael Jordan, Hakeem Olajuwon, Magic Johnson, Larry Bird, Kareem Abdul-Jabbar et Willis Reed. "Dream Tim" est également le 13e joueur à remporter à la fois les titres de MVP de la saison régulière et des finales et le 20e à être sacré champion après avoir été désigné MVP durant la saison.
Si New Jersey perd une deuxième finale consécutive, le titre s'envole vers la Conférence Ouest pour la 5e fois successive. La première fois, il s'agissait déjà des Spurs en 1999, l'année du lock-out NBA, face aux New York Knicks. Cette fois, les Men in Black s'offrent un "vrai" titre qui ne souffre d'aucune contestation au terme d'une finale intense à défaut d'être toujours très spectaculaire.
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