"Comme au Mondial 98"

Quelques jours après son titre NBA, Tony Parker a encore du mal à réaliser l'impact de sa performance avec San Antonio. Alors qu'il vit des moments de "folie" au Texas, le Français s'apprête à profiter de courtes vacances avant d'entamer son marathon médi

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Crédit: Eurosport

TONY, est-ce que tu commences à réaliser que tu es champion NBA ?
T.P. : Je suis encore un peu dans les nuages Je te jure, c'est la fête ici. Et ça va encore être génial parce qu'on doit faire la parade. Je vais vraiment me rendre compte que toute la ville et tous les fans sont derrière nous. J'espère que ça durera le plus longtemps possible. Le premier soir, je suis resté avec ma famille, le deuxième aussi et, le troisième, je suis allé faire la fête avec mes coéquipiers. J'ai dû dormir huit heures en trois jours.
Tu ressens un "effet Parker" en France ?
T.P. : J'ai du mal à réaliser ce qui se passe en France parce que je suis encore ici. Mais je sais que, ici, c'est de la folie. Partout où je vais, c'est la folie. Pour donner un exemple, c'est comme la Coupe du monde en 1998 ici. C'est la même chose. Ils sont fous. Je pense que vais m'en rendre compte lorsque je vais revenir sur mon camp (les 21, 22 et 23 juillet, ndlr) et quand je vais venir avec les Spurs pour mon match à Bercy. C'est là que je me rendrai compte s'il y a vraiment un effet. Mais je suis content. J'essaye de représenter la France le mieux possible. J'espère qu'en France les gens sont également fiers de moi.
Tu redoutes l'avalanche médiatique lorsque tu vas revenir ?
T.P. : Je serai bien obligé de faire quelque chose en revenant en France. Je ferai quelques plateaux télé et quelques trucs pour le show-business. Mais je sais ce qui est ma priorité. Quand je rentrerai en France, ce sera d'abord mon camp puis l'équipe de France. Donc j'ai bien mes objectifs en tête. Après, tous les à-côtés, ça fera partie des extras mais ça ne me dérange pas. Je suis focalisé sur mes objectifs.
A partir de quand as-tu cru au titre ?
T.P. : Moi, j'y pensais depuis le début de l'année. Quand on est arrivé au training camp, franchement, on avait une très, très bonne équipe. En plus, avec l'addition d'Emmanuel Ginobili et l'intégration de Stephen Jackson dans le cinq majeur, je me suis dit qu'on avait plusieurs armes. On n'était plus une équipe qui jouait seulement autour de Tim Duncan et qu'on avait vraiment des chances de gagner.
Comment expliques-tu ta baisse de régime lors des trois derniers matches ?
T.P. : J'ai très bien commencé les finales sans notamment me focaliser sur mon duel avec Jason Kidd. J'ai réussi à faire abstraction de la pression médiatique et il faut féliciter les Nets pour avoir su modifier leurs plans en défense. Ils ont bien contrecarré nos "pick and roll" et ont multiplié les prises à deux sur moi. Ce dont je n'avais pas l'habitude.
Tu es déjà champion NBA à 21 ans. Comment expliques-tu ton ascension fulgurante ?
T.P. : De toute façon, on ne peut pas contrôler. C'est sûr que je n'aurai jamais pensé en arriver là à cet âge là. Après, je suis tombé dans une bonne équipe et le travail fait que je me retrouve maintenant dans cette position.
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