Le cauchemar de Brown

Eurosport sur Google

Entraîner les Knicks de New York était un rêve pour Larry Brown. Un rêve qui s'est réalisé durant l'été mais qui tourne au cauchemar depuis le début de la saison. Présentant un bilan catastrophique (18d. contre 6 v.), Brown n'arrive pas sortir la franchis

Eurosport

Crédit: Eurosport

Des tirs désastreux, une défense à la peine, des décisions illogiques et des milliers de fans déçus. Même dans ses pires cauchemars, Larry Brown n'envisageait pas de vivre un tel spectacle au Madison Square Garden. Pourtant depuis le début de la saison, le coach aux mille victoires dans la Ligue accumule les désillusions. Et avec un bilan de 18 défaites pour 6 victoires après avoir passé plus d'un quart de la saison, Brown est dépité. "Je suis embarrassé. Cela me tue car je me sens responsable. Le boulot est bien plus difficile que j'aurais pu l'imaginer", concède-t-il.
Mercredi, Larry Brown a encore un plus touché terre. Encaissant sa septième défaite de suite contre San Antonio, l'entraîneur de la franchise de Big Apple ne décolérait pas à la fin du match. "C'est simple, nous ne jouons pas. Nous ne cherchons pas à contrarier les plans de notre adversaire. Nous évoluons de la même manière match après match. C'est pathétique". Un constat d'impuissance qui donne des insomnies au coach new-yorkais. "Et je ne compte pas avoir beaucoup plus de repos dans les semaines qui viennent", lâche Brown dans Basketnews.
"Ils ne communiquent pas ensemble"
Fin juillet, le discours était pourtant tout autre. Coach de l'année en 2001, Larry Brown, new yorkais d'origine, avait qualifié son nouveau poste de "job de rêve". Après avoir atteint les finales NBA deux années de suite avec Détroit, le seul coach en activité à pouvoir se prévaloir d'avoir décroché un titre aussi bien en ABA, en NCAA qu'en NBA comptait bien redorer le blason de la franchise new-yorkaise. Pour l'instant, le bilan est à l'opposé de ses espérances.
Le parcours navrant des Knicks est encore plus évident depuis quelques semaines. Lors de leurs défaites contre Milwaukee et Orlando, les joueurs de Larry Brown ont empilé 38 balles perdues. Une statistique où ils pointent à la dernière place de la NBA depuis le début de la saison (18.1 balles perdues par match). "Ils ne communiquent pas ensemble. Ils ne s'aident pas. Ils sont très jeunes, et ont encore beaucoup à apprendre mais vous ne pouvez pas laisser des gars prendre des shoots sans réfléchir comme ça. Il faut faire quelque chose", lâche l'ailier des Magics Hedo Turkoglu.
La jeunesse, talon d'Achille des Knicks
Fort de son expérience, Larry Brown reconnaît tous ses problèmes. Et avant même de prendre la franchise en main, le natif de Brooklyn savait que la jeunesse de son effectif était le talon d'Achille de sa formation. Il espérait donc que les anciens pourraient apporter leur expérience. Mais après la retraite d'Allan Houston, le départ de Tim Thomas et les blessures d'Eddy Curry et de Jeromes James, Brown a dû jongler avec les combinaisons pour tenter de découvrir le remède miracle. Mais pour le moment, le coach new-yorkais coince. "Quand j'aurai trouvé le cinq idéal et les joueurs à associer, je me sentirai mieux," avoue Brown.
Si Isiah Thomas, le président de la franchise, ne désespère pas, les premiers sifflets commencent à se faire entendre au Madison Square Garden. Et si tous les spécialistes placent les Knicks comme une franchise en devenir avec les Frye, Curry ou Robinson, Larry Brown n'a lui plus beaucoup de temps. A 65 ans, l'ancien étudiant de North Carolina ne fera sûrement pas des vieux os sur les bancs de la NBA. "Après cette série de sept défaites, on ne voit pas comment on pourrait regagner. Mais on doit juste essayer", lâche Brown avant de conclure: "Mon objectif est de faire progresser cette équipe pour qu'elle gagne des matches, après on verra".
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité