"Je voyais trois arceaux… j’ai donc visé celui du milieu" : LeBron James raconte son tir décisif face aux Warriors
Eurosport sur GoogleNBA - L’art et la manière d’inscrire un tir marquant et d’en narrer la grandeur. LeBron James a fait fort sur le parquet et en dehors dans la nuit de mercredi à jeudi, permettant aux Los Angeles Lakers de dominer les Golden State Warriors (103-100) et d’accéder ainsi aux playoffs. Comment ? En décochant le shoot de la victoire, malgré un problème oculaire sur lequel il n’a pas manqué d’insister.
Lakers vs Warriors: game winner di Lebron James
Crédit: Getty Images
LeBron James sait faire. Marquer des tirs décisifs ? Oui. Mais leur donner une portée héroïque aussi. La star des Los Angeles Lakers a propulsé son équipe en playoffs NBA, dans la nuit de mercredi à jeudi, en inscrivant le tir de la gagne, à moins d’une minute de la fin, loin derrière la ligne à 3-PT et alors qu’il n’avait plus qu’une seconde pour dégainer. Voilà déjà de quoi faire de son shoot une action marquante. Mais le "King" y a donc ajouté une pointe de storytelling.
"Après avoir reçu le doigt de Draymond [Green] dans l’œil, je voyais trois arceaux… j’ai donc visé celui du milieu", a raconté le n°23 des Pourpre et Or sur ESPN, juste après la rencontre remportée par les champions en titre, à domicile face aux Golden State Warriors (103-100). Une référence à une action intervenue une minute plus tôt, et alors que les deux joueurs ont des antécédents en matière d’accrochage. "Grâce à l’homme au-dessus (connotation religieuse NDLR) et beaucoup d’entraînement, j’ai pu marquer ce panier", a développé James en conférence de presse.
"Ils nous ont giflés lors des deux premiers quart-temps"
Ce succès acquis lors du "play-in tournament" qualifie donc les Lakers pour les phases finales et conduit les Warriors à un match couperet face aux Memphis Grizzlies. C’est une nouvelle page de l’histoire entre le "Chosen One" et la franchise de la baie de San Francisco qui a été rédigée à Los Angeles. Dans des hauteurs qui n’ont rien à voir avec celles des quatre finales consécutives entre les Warriors et les Cavaliers (2015-2018), mais avec tout de même une grande intensité.
Stephen Curry a notamment été fidèle à sa réputation de tireur d’élite. Il n’a pas eu l’opportunité de tenter d’égaliser au buzzer, bien gêné par Anthony Davis (25 points, 12 rebonds), mais il a tout de même inscrit 37 points, à 12/23, dont 6/9 longue distance. Dont une bombe juste avant la mi-temps, permettant aux siens de virer avec treize unités de marge (42-55). Les hommes de Frank Vogel et d’un duo Davis-James en manque de rythme en raison de pépins physiques étaient alors en mauvaise posture.
Ils ont rectifié le tir. Surtout LeBron James, qui termine le match avec un +/- de +13 (sa formation a inscrit 13 points de plus qu’elle n’en a encaissé lors des 35 minutes qu’il a passées sur le parquet). "Les deux équipes ont joué à un haut niveau, a estimé James, crédité de 22 points (à 7 sur 17), 11 rebonds et 10 passes. Ils nous ont giflés lors des deux premiers quart-temps, mais on a su répondre." Il n’est pas du genre à tendre l'autre joue. Ni l'autre œil. Mais plutôt à ouvrir le bon.
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