NBA - Finale Indiana Pacers et Oklahoma City Thunder - "Des affreux bains de sang" : Game 7, ce privilège rare et ultime

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Indiana Pacers et Oklahoma City Thunder ont l'occasion d'écrire l'histoire lors d'un match 7 très attendu ce dimanche en NBA. Les "game 7" en finales NBA sont aussi rares dans l'histoire de la grande ligue nord-américaine. Et si tous les acteurs savourent ce "privilège", le duel s'annonce tendu.

Tyrese Haliburton e Shai Gilgeous-Alexander in gara 6 fra Pacers e Thunder

Crédit: Getty Images

C'est un rêve de gosse. Et les joueurs des Pacers ou du Thunder vont avoir l'occasion de le réaliser ce dimanche soir. Ils vont jouer le titre NBA sur un match, un "Game 7" ! "C'est un match pour avoir tout ce dont tu as toujours rêvé. Tu le gagnes, tu prends tout. Tu le perds, tu n'auras rien. C'est aussi simple que cela", a résumé le MVP Shai Gilgeous-Alexander, qui régale durant ses finales avec 30.5 points, 4.5 passes, 4.5 rebonds, 2.0 interceptions par match.
Jouer le trophée Larry O'Brien sur un match 7 ! En NBA, ils ne sont pas légion à avoir eu cette opportunité. Dans la longue histoire des "Finals NBA" qui a débuté en 1947, il n'y a eu que 20 "Game 7". Et c'est une première depuis 2016 avec le succès aussi renversant que mémorable de Cleveland face aux Warriors et le contre d’anthologie de LeBron James sur Andre Iguodala. A l'image de ce fameux retour du "King" qui avait déjà été clef avec Miami en 2013 avec 37 points et 12 rebonds face aux Spurs dans ce "dernier match" de la saison NBA, chaque action peut entrer dans la légende.

Quand la NBA se mue en NCAA

"C'est le match ultime. Un seul match. C'est ce dont vous rêvez en grandissant - ce genre d'opportunité", a salivé l'entraîneur des Pacers, Rick Carlisle. Son homologue du Thunder Mark Daigneault (40 ans) apprécie lui "le privilège de disputer un match 7". Car en 48 minutes, l'histoire va s'écrire entre deux villes en quête d'un premier titre NBA (ndlr : Les Seattle SuperSonics avaient été champions en 1979 avant de déménager en Oklahoma en 2008). Et le temps d'un match, la NBA se transforme pour une fois en tournoi NCAA, où tout se joue sur une rencontre. Et ça rend ces soirées encore un peu plus uniques.
Pour rejoindre les Lakers de Kobe Bryant (2010) ou ceux de James Worthy (1988) ou encore les Spurs de Tim Duncan (2005) et les Rockets d'Hakeem Olajuwon (1994) dans l'histoire, OKC et Indiana vont cependant devoir parvenir à gérer la pression de ce contexte si singulier. Dans un match 7, l'oxygène se raréfie. Et si le Thunder a déjà joué un match 7 durant ces playoffs – au deuxième tour contre Denver et Nikola Jokic -, le faire dans les Finales NBA n'a évidemment rien à voir. Là, tout devient possible. Et l'histoire est au bout.
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Anführer Shai Gilgeous-Alexander

Crédit: SID

Un joli match 7, ça n'existe pas
"Il n'y a rien de tel qu'un septième match dans les finales de la NBA. J'ai rêvé d'être dans cette situation toute ma vie, se délecte le meneur des Pacers Tyrese Haliburton. Un seul match. Rien de ce qui s'est passé avant n'a d'importance. Rien de ce qui se passera après n'a d'importance. Tout dépend de ce match. Tout ce qui compte, c'est le match et la manière de l'aborder". Si tout est possible, OKC part toutefois avec les faveurs des pronostics sur le papier. Car le Thunder joue à domicile évidemment, or 15 des 19 matches 7 disputés lors des Finales NBA ont terminé dans l'escarcelle de l'équipe qui jouait devant ses fans.
Les coéquipiers de Shai Gilgeous-Alexander vont cependant devoir maitriser leurs nerfs après avoir raté dans les grandes largeurs le match 6. Et si l'ambiance sera assurément bouillante à Oklahoma, le duel s'annonce musclé. "Un joli match 7, ça n'existe pas. Ce sont plutôt des affreux bains de sang", prévient Haliburton. "Ce sera très physique. Il n'y aura pas de faveurs de la part des arbitres, confirme Chet Holmgren, l'intérieur d'OKC. Vous devez faire en sorte que les choses se passent bien. Cela ne se fera pas par hasard." "C'est seulement une histoire d'intensité. On s'est suffisamment affrontés, les équipes n'ont plus de secrets l'une pour l'autre", ajoute Pascal Siakam. En clair, un match 7, ça ne se joue pas, ça se gagne ! Voilà qui promet.
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