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NBA - Los Angeles Lakers : Le soufflé est retombé, et maintenant quoi ?
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Publié 06/12/2024 à 14:45 GMT+1
NBA - Bien partis cette saison, les Los Angeles Lakers ont encaissé six défaites au cours des huit derniers matches et ils semblent revenus sur terre. Malgré LeBron James et Anthony Davis, cette équipe n'a pas l'air d'avoir les armes pour vraiment espérer faire de grandes choses à l'Ouest.
JJ Redick et Lebron James
Crédit: Getty Images
JJ Redick a osé parler de titre en arrivant à la tête des Los Angeles Lakers. Bien naïfs sont ceux qui auraient été tentés de le croire. Pas sûr que le coach lui-même en soit réellement convaincu. En tout cas, s’il ne cherchait pas juste à faire un coup de com, il est sans doute vite revenu sur terre. Parce qu’après un début de saison plutôt intéressant, son équipe est déjà rentrée dans le rang. La formation hollywoodienne affiche toujours un bilan positif avec 12 victoires en 22 matches mais elle vient de perdre à 6 reprises au cours des 8 dernières rencontres. Mais le plus frappant, c’est surtout l’écart moyen des défaites récentes : -21. Dont une rouste de 41 points contre Miami.
Un revers brutal qui a sapé le moral du groupe. Une remise en question est nécessaire, à la fois pour l’entraîneur et pour ses joueurs. "On est en difficulté des deux côtés du terrain sur des trucs absolument basiques. C’est vraiment bizarre", souligne Redick. "C’est mon équipe, je suis censé la guider et je suis embarrassé." Ce n’est pas uniquement de sa responsabilité. Les Lakers sont notamment catastrophiques en défense (117,7 points encaissés sur 100 possessions, 27eme en NBA) parce qu’ils ne font pas les efforts pour revenir après une perte de balle ou un tir raté. Les torts sont partagés au sein de l’effectif et personne n’est épargné. Pas même LeBron James.
Le King traverse l’une des périodes les plus "compliquées" (toutes proportions gardées) de sa carrière. Sa moyenne de points est au plus bas depuis sa première saison chez les pros avec 22 points par match. Il n’est pas passé loin de battre un record NBA en ratant 20 paniers primés consécutivement avant de finalement mettre dedans de loin contre le Heat. James, par exemple, ne fait plus non plus les efforts en défense. Mais est-ce vraiment surprenant à 39 ans ? Ses performances pour son âge sont évidemment exceptionnelles mais même lui est rattrapé par le temps. Il peut toujours porter les siens ponctuellement mais enchaîner les rencontres au très, très, très haut niveau devient de plus en plus difficile.
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LeBron James - Playoffs NBA 2024
Crédit: Getty Images
D’ailleurs, la nouveauté, c’est que Los Angeles souffre même avec LBJ sur le terrain. Son différentiel est l’un des plus mauvais de tous le championnat avec -132 en cumulé depuis le début de la saison. Un triste classement au sein duquel il côtoie les joueurs des Wizards et du Jazz, deux franchises en perdition. Le quadruple MVP est d’ordinaire l’arbre qui cache la forêt. Il est maintenant une partie intégrante du problème. Peut-être qu’il a simplement besoin de repos mais lui s’est fixé pour objectif de jouer tous les matches cette saison (il est incertain pour la rencontre du soir contre Atlanta).
Il y a-t-il un plan aux Lakers ?
Peut-être parce que c’est sa dernière ? James a déjà fait comprendre qu’il ne comptait pas jouer encore très longtemps. Il ne fait plus partie des quinze meilleurs joueurs du monde et il est difficile de l’imaginer continuer au-delà de 2025 ou 2026 si vraiment son déclin devient trop visible. Il a sans doute coché la dernière case en jouant avec son fils Bronny James. Un cirque médiatique qui a d’ailleurs probablement eu une influence sur la saison des Lakers.
Parce que quand un groupe n’a pas de projet clair, il devient nettement plus difficile de se dépasser. Notamment en défense. Aujourd’hui, quelle est la direction prise par Los Angeles ? D’un côté, la simple présence de LeBron crée tout un engouement autour d’une équipe qui n’a tout probablement pas assez de talents à sa disposition pour viser autre chose qu’une qualification en playoffs. De l’autre, il y a une organisation qui pioche le fils de sa superstar au second tour, lui donne un contrat garanti et lui accorde quelques privilèges en G-League (il ne joue que les matches à domicile). Quel message cela envoie aux autres joueurs ? Quel est le programme ? Le vrai objectif ? Comment se sentir concernés ?
Les noms de D’Angelo Russell, Rui Hachimura et même Austin Reaves circulent fréquemment dans les rumeurs. Mais même un trade ne pourrait pas transformer les Lakers en un vrai candidat au titre. Au final, les victoires – contre des adversaires faibles ! – étaient un peu un trompe l’œil. En pointant à la neuvième place, cette équipe est revenue à sa place. Pas sûr qu’elle puisse prétendre à bien mieux cette saison.
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