NBA - Trois ans de basket avant la NBA : Joan Beringer, un pari risqué mais assumé

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Joan Beringer a été retenu avec le 17e choix par Minnesota ce mercredi lors de la draft NBA. L'intérieur de 18 ans, qui évoluait à l'Olimpija Ljubljana cette saison, n'a pourtant débuté le basket qu'en septembre 2021. Mais les Wolves sont sûrs de leur coup. Alors que Rudy Gobert va pouvoir l'accompagner, ils sont convaincus de son potentiel.

Joan Beringer (R) shakes hands with NBA commissioner Adam Silver

Crédit: Getty Images

C'est une histoire folle. Qui pourrait finir par être digne d'un scénario hollywoodien. Imaginez un peu. Il y a quatre ans, Joan Beringer n'avait pas encore eu la moindre licence de basket. Et ce mercredi, il a été retenu à la 17e place de la draft NBA par Minnesota. La trajectoire est dingue. Semble même complétement improbable. Surtout que le pivot de 2,10m ne tournait qu'à 4.9 points et 4.1 rebonds la saison dernière avec l'Olimpija Ljubljana en Ligue Adriatique. Alors, comment expliquer une telle trajectoire et un tel pari de la part des Wolves ?
L'interrogation ne porte pas vraiment sur ses statistiques. Car il y en a eu d'autres avant lui qui ont été draftés avec des moyennes aussi basses. Des Français notamment comme Frank Ntilikina, Alexis Ajinça ou encore Bilal Coulibaly, qui tournaient dans les mêmes eaux avant d'être retenus lors de la grande messe annuelle de la NBA. Non, le plus surprenant avec l'enfant de Sélestat, qui aura 19 ans en novembre, reste cette trajectoire météorique alors qu'il y a commencé le basket voilà un peu plus de trois ans, soit en septembre 2021.
Vraiment excitant
Après avoir arrêté le football à 14 ans car il ne trouvait plus de "crampons à sa taille" comme il l'a confié à BeBasket, Joan Beringer ne cesse depuis de grimper dans l'univers du basket. Passé par Strasbourg, il a rejoint Cedevita Olimpija en 2024 pour travailler sous les ordres du fameux coach Zvezdan Mitrovic et taper dans l'œil des observateurs en Ligue adriatique et à l’Eurocup. Et si ses stats ne sont pas ronflantes, le choix des Wolves est bien un pari sur l'avenir. Mais un pari clairement assumé.
La franchise de Minnesota sait ainsi où elle met les pieds en sélectionnant l'Alsacien. Car elle l'a scruté toute la saison. Et le board de l'équipe de Rudy Gobert, qui s'est déplacé en Slovénie, a même pu l'observer de manière privilégiée pour un work out dans une salle d'un "lycée", dixit Matt Lloyd - le général manager des Wolves qui s’est confié dans le journal local The Minnesota Star Tribune après le premier tour de cette draft 2025.
Après avoir pu prendre toutes les infos nécessaires sur leur nouveau talent grâce à ce travail de scouting, les Timberwolves ne s'attendent d’ailleurs évidemment pas à monts et merveilles dès les premiers mois de la saison. Car Joan Beringer est un "pain d'argile à modeler" comme le résume Matt Lloyd. Mais les Wolves, qui comptent lui donner sa chance dès l'année prochaine, veulent déjà s'appuyer ses qualités premières : ses aptitudes athlétiques et sa capacité à protéger le cercle avec son envergure folle. "Il a une telle présence physique avec sa taille et sa longueur. Il sera capable d'avaler les gars dans les 'switchs'. C'est une chose vraiment excitante", prévient encore Matt Lloyd.
C'était le choix le plus facile du monde
Qu'importe donc ses rares années de basket derrière lui et ses limites offensives, ses qualités intrinsèques et son potentiel suffisent déjà à justifier un tel choix des Wolves. "C'était le choix le plus facile du monde, a même glissé dans son podcast Game Theory mercredi soir Sam Vecenie, spécialiste de scouting et de la draft NBA qui travaille pour The Atheltic. Beringer est un véritable joueur de développement. C'est un athlète incroyable. Il a de très longs bras, de très bonnes mains et il attrape tout ce qui se trouve dans sa zone. Il se déplace comme un ailier. Il se déplace à un niveau qu'aucun autre joueur de cette catégorie n'atteint vraiment".
La présence de Rudy Gobert pour l'accompagner dans son développement s'annonce aussi alléchante. "C'est le meilleur défenseur du monde et je suis un défenseur comme lui. C'est une chance incroyable de pouvoir appendre avec lui", a salivé Beringer. De quoi se dire que les Wolves n'ont clairement pas fait ce choix au hasard. Ils savent où ils veulent aller avec leur nouveau Frenchie. Enfin, il faut se rappeler qu'un certain Hakeem Olajuwon avait lui aussi lâché son rêve de devenir gardien de but en football avant de découvrir le basket à 15 ans… Et la carrière de "The Dream" est là pour rappeler qu'il n'est jamais trop tard pour se lancer dans le monde du ballon orange quand on possède certaines qualités pour s'y illustrer.
 
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