Jeux Olympiques - Paris 2024 - Cette fois, ce sont les Bleues qui ont le "seum"
Par Glenn Ceillier
Publié 09/08/2024 à 15:15 GMT+2
L'équipe de France retrouve la Belgique ce vendredi (21h00) en demi-finale des Jeux Olympiques 2024. Un choc très attendu pour les Françaises avides de rectifier le tir après leur défaite, dans le dernier carré déjà, de l'Euro 2023 face à ces mêmes Belges. Une rivalité sportive est même née entre les deux meilleures nations européennes actuelles du basket féminin.
Johannes intenable, défense intraitable : les temps forts de la qualif des Bleues face à l'Allemagne
Video credit: Eurosport
C'est un nouveau France – Belgique électrique sur la planète sport. Pas en football cette fois-ci mais en basket, où les Françaises vont retrouver leurs voisines. Et pour le coup, ce sont les Bleues qui ont à cœur de prendre leur revanche lors de cette demi-finale des Jeux Olympiques 2024. La raison ? Les Belges avaient frustré les Tricolores au même stade de l'Euro 2023 finalement remportée par les "Belgian Cats". "Revanche est un mot qui est ressorti en parlant avec les filles. On n'aime jamais perdre. Et puis, elles étaient bien parties dans cet Euro 2023 mais la défaite face à la Belgique a brisé les rêves d'or. Elles avaient pourtant tout pour aller au bout", rappelle Endy Miyem consultante d’Eurosport pour ces Jeux Olympiques.
- Les JO de Paris 2024 sont à suivre en intégralité sur Eurosport via la plateforme de streaming Max
- Le tableau des médailles
Si la frustration avait été terrible l'été dernier, c'est que les Françaises pensaient bien avoir les armes pour mettre un terme à leur malédiction à l'Euro, où elles restaient sur cinq finales de rang perdues. Mais la Belgique avait brisé violemment leur élan en se montrant intraitable à Ljubljana (67-63). Dire que les Tricolores ont le couteau entre les dents avec ce nouveau choc dans le dernier carré aux Jeux est alors un doux euphémisme. "Je suis contente de les retrouver. On se souvient toutes de l'été dernier, même s'il n'y avait pas tout le monde. Ce sont nos meilleures ennemies" a lancé la meneuse Romane Berniès après la qualification contre l'Allemagne (84-71).
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/08/07/4021843-81574508-2560-1440.jpg)
Johannès dans ses œuvres, les Bleues à leur aise
Video credit: Eurosport
Prouver quelle est la meilleure équipe du continent
Même son de cloche chez Gabby Williams qui avait pourtant raté cet Euro 2023 avec Marine Johannès : "Il y a le désir de prendre notre revanche. Mais aussi une envie profonde : prouver quelle est la meilleure équipe du continent", a lancé dans L'Equipe la cheffe de file de cette équipe de France version 2024. Cette rivalité ne vient évidemment pas seulement d'un match perdu. Il y a un historique bien rempli entre deux sélections qui se croisent souvent. Avant Ljubljana en juin 2023, il y a ainsi eu Belgrade en 2019 avec une victoire des Bleues pour filer dans le dernier carré de l'Euro. Et un an avant, il y avait eu Tenerife avec un succès belge en quart de finale du Mondial.
Surtout, ces deux sélections ont des atomes crochus. Car beaucoup de Belges sont passées par le championnat de France (Meesseman, Linskens, Vanloo, Allemand...). "Il y a une rivalité. Car ce sont des filles que l'on connait très bien. On joue assez souvent contre elles. Cette proximité, ça créé une rivalité. Et avec le football qui a créé un précédent, il y a un petit truc particulier", confirme Endy Miyem, médaillée d'argent aux Jeux 2012.
Le facteur Meziane et le défi Meesseman
Pour mettre un peu plus de sel à cette opposition, se trouve également sur le banc belge un certain Rachid Meziane. Le Clermontois a été médaillé dans le staff des Bleues comme assistant de Valérie Garnier (Euro 2015, 2017, 2019, 2021, JO 2021) avant d'être remercié et de prendre en mains en 2022 la sélection belge en parallèle de Villeneuve-d'Ascq, qu'il a menée en 2024 au titre de champion de France et à la finale de l'Euroligue féminine. "Les filles ont un bon souvenir de lui. Mais ça rajoute à la proximité. Il connait bien les filles, les habitudes des joueuses, nos points forts et points faibles", confie Miyem.
Alors que l'Arena de Bercy risque d'être bouillante entre les supporters belges et français, ce duel s'annonce donc palpitant avec l'hégémonie continentale en toile de fond entre des Bleues qui disputent leur quatrième demie de rang aux Jeux et des Belgian Cats qui ont brisé leur plafond de verre à l'Euro et rêvent désormais en grand. Mais les protégés de Jean-Aimé Toupane connaissent leur mission.
Impressionnantes d'intensité en quart de finale, elles devront remettre ça et tout faire pour contrôler notamment l'intérieure Emma Meesseman. Cette dernière est l'une des meilleures joueuses du monde et avait martyrisé les Bleues l'année passée avec 24 points, 6 rebonds, 5 passes, 4 interceptions et 3 contres. "Elle possède un gros QI basket. Elle contrôle énormément de choses. Elle fluidifie le jeu. On sait qu'elle a un apport sur ses coéquipières aussi bien sur le plan mental que sur le plan technique et tactique car elle fait toujours les bons choix. C'est une des meilleures joueuses au monde et il faudra la contrarier au maximum dans ce qu'elle sait faire de mieux, c’est-à-dire tout", estime Miyem, qui prévient qu'il faudra aussi contrôler les shoots de Julie Vanloo alors que l'autre Julie (Allemand) s'est blessée avant les JO. Et l'idée reste d'imiter le football et de refiler cette frustration aux Belges.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité