Jeux Olympiques Paris 2024 - Demi-finale - "On est injuste avec lui" : Victor Wembanyama et les attentes démesurées
Par Glenn Ceillier
Publié 08/08/2024 à 00:23 GMT+2
En difficulté en attaque face au Canada en quarts de finale, Victor Wembanyama ne pèse pas forcément offensivement comme on pouvait s'y attendre dans ces Jeux Olympiques 2024. Il y a des raisons à cela comme l'explique Frédéric Weis, qui rappelle aussi que Wemby n'a pas à rougir de ses prestations loin de là.
Tant de ratés mais tant de présence : Wembanyama, quart contrasté
Video credit: Eurosport
C'est peut-être le petit bémol de cette sortie aussi surprenante que détonante face au Canada en quarts de finale de ces Jeux Olympiques 2024. Victor Wembanyama n'est pas parvenu à peser comme on pouvait s'y attendre. Malgré son net avantage de taille sur Dillon Brooks notamment, Wemby a été muselé. Certes, il a été précieux dans d'autres secteurs (12 rbds et 5 passes). Mais il a souffert offensivement pour finir avec 7 points à 2 sur 10 aux tirs. Et le souci, c'est que ce n'est pas la première fois qu'il se retrouve en difficulté dans ces Jeux Olympiques.
En poule face à l'Allemagne que les Bleus vont retrouver en demi-finale, Wembanyama avait déjà éprouvé des difficultés pour se faire servir proche du cercle. Le prodige tricolore avait alors subi la puissance physique des Allemands et avait montré ses limites dans le jeu dos au cercle. Et contre le Japon pourtant moins armé physiquement, il avait aussi eu des soucis à s'imposer dans la peinture. L'impression est donc mitigée pour un phénomène scruté par toute la planète basket.
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Wembanyama : "C’est cette intensité qu’il faut garder tout le match"
Video credit: Eurosport
Ce n'est pas la NBA
Alors pourquoi le rookie de l'année en NBA ne parvient pas à peser comme on pouvait s'y attendre après ses prouesses outre-Atlantique où il a tourné à 21.4 points, 10.6 rebonds et 3.6 contres par match avec les Spurs ? "Ce n'est pas le jeu NBA. Le jeu de FIBA, c'est compliqué, rappelle Frédéric Weis, consultant Eurosport pour ces Jeux Olympiques. Ce n'est pas la première superstar à avoir du mal sur l'adaptation avec le jeu FIBA. Il faut se rappeler des premiers tournois internationaux de Giánnis (ndlr : Antetokoúnmpo), ou de Nikola Jokic. Giánnis, tout le monde le critiquait".
"Ciblé" et "impacté physiquement" par les défenses adverses, l'ancien de Boulogne-Levallois, qui affiche 42.6% de réussite au tir (31.8% à 3 pts et 64.7% aux lancers), rencontre certaines difficultés pour peser à l'heure d'alimenter la marque. "Il n'y a pas beaucoup d'espace. Et, il y a plus de contacts permis. Il y a plein d'explications pour justifier le fait que ce soit difficile pour lui, note encore l'ancien pivot, médaillé d'argent aux Jeux Olympiques 2000. L'aide aussi en NBA est beaucoup plus réglementée. Là, je peux vous dire que ça frotte beaucoup, surtout sur lui. Ils lui accrochent les bras un petit peu. L'arbitrage est un peu plus permissif, également. Ce n'est donc pas évident, il faut s'adapter."
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Le shoot hallucinant de Fournier qui a tué le match
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Bien sûr qu'on l'attendait trop
Alors, en demande-t-on trop à Wemby pour son premier tournoi international où certains espéraient le voir porter cette équipe de France sur ses épaules devant un public qui n'a d'yeux que pour lui ? "Bien sûr qu'on l'attendait trop, répond Fred Weis. C'est un extra-terrestre. Tout le monde pense qu'il va ultra dominer cette compétition. Sauf que le basket, ce n'est pas ça. Et les Jeux Olympiques, encore moins."
S'il ne n'affole pas les compteurs en termes de scoring, Victor Wembanyama parvient en plus à se montrer décisif dans plusieurs autres domaines, aussi bien en défense qu'à la passe. Avec ses 14.5 points, 11 rebonds, 3.5 passes, 2.8 interceptions, 1.8 contre par match, on parle quand même du meilleur marqueur, rebondeur, passeur et intercepteur des Bleus. A 20 ans. Rien que cela. "C'est là où on est injuste avec lui. Parce que pour nous, ça ne suffit pas, parce que c'est Wemby. N'importe qui d'autre ferait ça à son âge, on dirait que c'est merveilleux… Mais on est Français et c'est un extraterrestre, donc on est un peu exigeant pour le moment avec lui." Il reste maintenant deux matches à Wembanyama pour mettre tout le monde d'accord.
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35 points d’écart : la Team USA n’a pas blagué contre le Brésil
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