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Parker, retour perdant
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Publié 11/08/2007 à 15:30 GMT+2
Malgré le retour de Tony Parker, la France a sombré contre la Grèce (55-74), lors du deuxième match du tournoi de Strasbourg. En manque de créateurs, les Bleus ont été broyés par la défense grecque d'un bout à l'autre de la rencontre. Ils devront réagir d
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Crédit: Eurosport
La France n'aime décidément pas la Grèce. Il faut dire que les Hellènes ont toujours cette fâcheuse tendance à ramener les Tricolores sur terre. Bourreaux des protégés de Claude Bergeaud à l'Euro 2005 et aux Championnats du monde 2006, les champions d'Europe en titre ont encore remis les pendules à l'heure samedi. Malgré trois premiers matches amicaux prometteurs, les Bleus sont retombés dans leurs travers face à leur bête noire. Et pourtant, l'optimisme était de rigueur avant le début de la rencontre.
A la surprise générale, les spectateurs du Rhénus Sport de Strasbourg découvraient avec joie la présence de Tony Parker dans le cinq majeur. Avec des fourmilles dans les jambes, le MVP de la finale NBA avait reçu le feu vert du staff médical de l'équipe de France et des Spurs pour jouer quelques minutes. Mais voilà, l'ancien de l'INSEP était trop juste pour peser de tout son poids. Pas assez près physiquement pour faire la différence, il n'a pas eu l'impact tant attendu. La France aurait pourtant cruellement eu besoin d'un TP au meilleur de sa forme.
Dépassés de bout en bout
Car les Bleus ne se sont pas rassurés face aux Hellènes. Loin de là ! Ils ressortent même de leur deuxième match en Alsace avec un sérieux sentiment d'impuissance. A l'opposé de la rencontre de vendredi. Alors bien sûr, les Grecs ne sont pas les Serbes. Ils sont beaucoup plus expérimentés, mieux préparés et peut-être plus talentueux. Mais quand même, cette déroute laisse songeur. Sans ses créateurs attitrés (Tariq Kirksay, Boris Diaw et TP dans une grande partie de la rencontre), la troupe de Bergeaud a semblé complètement dépassée par le jeu collectif bien huilé des Grecs.
Les champions d'Europe en titre ont même donné une leçon à la France. Comme au Japon, les coéquipiers de Ronny Turiaf ont pêché dans beaucoup de secteurs du jeu. En manque d'adresse (28 %), dominés à l'intérieur (39 rebonds à 29), sans finisseur quand Tony Parker était sur le banc et donc sans créateur, la France a sombré. Accumulant les chiffres faméliques dont un inquiétant 3 sur 24 à trois points. Séduisante contre la Serbie en première période, l'équipe a été broyée par la défense grecque presque tout le match (13-23, 10e puis 25-38 à la pause). Marquant même un seul panier dans le deuxième quart temps.
Les héros de la veille Ronny Turiaf (5 pts, 3 rbds) et Yakhouba Diawara (7 pts, 3 rbds) ont été impuissants. A l'image du reste du groupe. Et en fait, seul Tony Parker (9 points en 16 minutes) a apporté un peu de lumière lors de son deuxième retour sur le parquet au début de la deuxième mi-temps. Ses pénétrations ont permis aux Bleus de revenir à neuf points mais ensuite la machine grecque s'est remise en route dans le sillage de Spanoulis (14 points). Le poids des absences Diaw, Kirksay et Pietrus a donc pesé. Et s'il ne faut pour l'instant par s'alarmer, on se demande comment les Bleus (avec Pietrus sur le flanc encore une semaine et Diaw qui n'a toujours pas de réponse) vont réussir à se trouver un collectif aussi bien réglé que celui des Grecs avec le si peu de temps qu'il reste...
LA DECLA : Claude Bergeaud (sélectionneur de l'équipe de France)
"C'est évident qu'avec une équipe affaiblie, on ne peut pas jouer comme on voudrait. On n'avait pas notre équipe-type mais il y avait aussi en face une des plus grandes équipes du monde, qui n'a pas changé ses joueurs. Du coup, ils sont rôdés depuis des années à jouer un basket qu'ils maîtrisent parfaitement. Tout ce qu'ils font est précis. Face à leur pression défensive, on a du mal à développer notre jeu. Résultat, on a fait cinq passes décisives Ce n'est pas la première fois que ça nous arrive contre les Grecs."
FRANCE-GRECE 55-74 (23-13, 15-12, 17-16, 19-14)
France: 14 paniers (dont 3 sur 24 à trois points) sur 51 tirs (27%) - 24 LF sur 36 tentés - 33rebonds (Morandais 6) - 5 passes décisives (Jeanneau 3) - 11 balles perdues - 21 fautes personnelles
Marqueurs: Gomis (6), Morandais (5), Jeanneau (2), Sangare (4), Diawara (7), Parker (9), Ferchaud (5), P. Badiane (2), Giffa (4), Turiaf (5), Weis (6)
Grèce: 26 paniers (dont 6 sur 11 à trois points) sur 54 tirs (48%) - 16 LF sur 22 tentés - 37 rebonds - 11 passes décisives - 13 balles perdues - 27 fautes personnelles
Marqueurs: Papaloukas (5), Bourousis (2), Spanoulis (16), Vasilopoulos (2), Fotsis (12), Hatzivretas (2), Dikoudis (2), Diamantidis (6), Papadopoulos (12), Pelekanos (11), Perperoglou (0), Glyniadakis (4)
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