Trop de NBA tue la NBA : les joueurs ne tiennent plus la cadence et il faut y remédier

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Le repos est devenu la norme en NBA. Normal, la saison est trop éprouvante pour les organismes, même avec deux semaines de plus. Pour le bien des joueurs et l'intérêt des supporters, il faut changer tout ça !

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Crédit: Eurosport

Tiens, les Cavaliers ont battu les Grizzlies. Oui, mais Marc Gasol n’était pas là. Ah, Memphis s’est vengé quelques jours plus tard. Sauf que cette fois, LeBron James, Kyrie Irving et Kevin Love étaient carrément restés chez eux.
Cette drôle de danse illustre bien la NBA d’aujourd’hui, avec l'obsession d'une gestion optimale de la fatigue des joueurs. Elle crée aussi des histoires pas forcément heureuses pour les supporters.
Voilà ce qu’on pouvait lire sur une pancarte dans le public de Memphis lors du second match. Car, si depuis son canapé ce n’est pas si grave de voir les joueurs se ménager, c’est sûrement beaucoup moins drôle quand on a prévu son déplacement à l’avance et investi en conséquence.

Une explosion des journées de repos

C’est en 2006 que premier forfait pour cause de “repos” a officiellement été comptabilisé en NBA. Cette saison-là, 23 “Did not play – Rest” ont été enregistrés. Depuis, la hausse a été quasiment constante. L’an dernier, 146 journées de repos ont été prises par des joueurs en bonne santé.
La saison qui vient de démarrer devrait battre des records. Tout le monde s’y met. Même les Kings reposent DeMarcus Cousins, alors qu’ils ne sont même pas dans le Top 8 de leur conférence !

Changement de mentalité

Les joueurs n’ont pas tort. La NBA est plus physique que jamais. Selon Masaru Teramoto, un professeur de l’université de médecine du l’Utah cité par ESPN, les risques de blessure sont par exemple 3,5 fois plus élevés pour les deuxièmes matchs des back-to-backs lorsqu’ils sont joués à l’extérieur.
Et comme les joueurs sont désormais des businessmen avertis, ils ne prennent pas de risque avec leur outil de travail. Inimaginable pour un guerrier comme Allen Iverson, mais c’est désormais la norme.

Une seule solution : moins de matchs

Si les joueurs ne veulent jouer que lorsqu’ils sont dans un état de forme optimal, il n’y a pas 36 solutions. Il faut jouer moins de matchs.
La NBA pense avoir fait un premier pas vers moins de repos en allongeant la saison à partir de 2018. Mais deux semaines ne vont pas tout changer. Et c’est LeBron qui le dit.
L’argent ? Est-ce que c’est là que se trouve le problème ? Moins de matchs, moins de billetterie, moins de droits TV… Probablement. Sauf qu’à force d’être gourmand, on risque l’indigestion, notamment pour les supporters.
Mais moins de matchs, c’est aussi plus d’enjeu pour chaque rencontre, et donc plus d’intérêt pour les supporters. S’assurer d’avoir les stars en forme, ce serait également, en théorie, la garantie de rencontres avec un niveau de jeu optimal.
Enfin, ce serait l’occasion de vraiment s’offrir une belle révolution.
Deux rencontres face à chaque autre équipe de la ligue, soit 58 au total. Les 16 meilleures équipes en playoffs, et un tableau sans conférences qui permettrait de voir les meilleurs aller s’affronter au bout. En voilà une belle solution. Ça ne va pas plaire aux puristes et aux passionnés des statistiques, mais ce serait sacrément fun.
Accessoirement, cela éviterait peut-être de voir des gens s’endormir dans les tribunes pendant la saison régulière.
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