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Bailly dans les temps
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Publié 16/01/2009 à 10:40 GMT+1
Pour sa première course individuelle depuis mi-décembre, la Française Sandrine Bailly a réalisé son meilleur résultat en Coupe du monde cette saison (21e), mais a surtout mesuré le chemin qu'il lui restait à faire pour bien figurer aux Mondiaux-2009.
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Après la mise en bouche du relais mercredi (7e), la leader de l'équipe de France, qui avait fait l'impasse sur l'étape d'Oberhof la semaine dernière, passait aux choses sérieuses avec le sprint. Comme elle l'espérait, elle a montré de belles choses au tir et comme elle le redoutait, elle a craqué physiquement dans la dernière partie du 7,5 km. La dauphine de Neuner l'an dernier sur la Coupe du monde, reléguée au-delà de la 50e place mondiale cette saison, a terminé à 1'32'' de son bourreau qui a empoché devant son public la 11e victoire de sa carrière pour 2/10 face à sa compatriote Kati Wilhelm.
"A la fin, j'ai bien galéré, mais c'est normal, je ne peux pas m'attendre à être au niveau de celles qui ont enchaîné les courses" , a souligné Bailly, lauréate de la Coupe du monde 2005. Pendant quatre semaines, "Sansan", 29 ans, a coupé avec le circuit pour oublier son début de saison décevant et refaire ses gammes au tir. Sur ce dernier point, la mission est remplie. "J'ai fait un très bon couché. Mais sur la dernière (cible), j'ai eu la lucidité de me dire: Attention, c'est la dernière. Mais cela n'a pas suffi, c'est dommage", avoue-t-elle.
"Cela devrait fonctionner"
Son entraîneur de précision, Jean-Paul Ghiachino, était lui aussi plutôtsatisfait: "J'ai vu du beau tir, sur la péna qu'elle prend, cela passe à un rien, la cible aurait pu tout aussi bien tomber". L'entraîneur du groupe féminin, Lionel Laurent, dresse un bilan sans concession: "Elle est partie prudemment, car elle craignait un peu cette course, c'était le vrai test pour elle. Elle a fait avec ses qualités naturelles, mais se retrouver à 1 min 30 sec, c'est relativement loin", note-t-il.
D'ici le rendez-vous de Pyeong Chang en Corée du Sud du 13 au 22 février, Bailly n'a plus de temps à perdre: "Il va lui falloir encore quelques courses pour choper le rythme de la Coupe du monde. C'est un peu normal après un mois de coupure, mais il va falloir travailler", prévient l'entraîneur français. Avec la poursuite de dimanche, il reste à Bailly trois courses (quatre si elle intégre le top 30 mondial et dispute la mass-start d'Antholz) pour attraper ce fameux rythme et être prête pour les Mondiaux.
Ces Championnats, plus encore que la Coupe du monde, étaient en début de saison son grand objectif de l'hiver. Elle voudrait y mettre fin à une période de cinq ans sans podium individuel dans les grands rendez-vous. "Cela devrait fonctionner", espère-t-elle. La grande satisfaction de la journée s'appelle Marie Dorin qui, à 22 ans, a signé son meilleur résultat en Coupe du monde avec une 17e place.
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