Djelkhir : "Il l'a mérité"

L'espoir de titre olympique aura été de courte durée pour Khédafi Djelkhir, laminé voire humilié en moins de deux minutes par l'Ukrainien Vasyl Lomachenko. Mais le Français ne regrette rien et savoure la médaille d'argent qu'il a acquise à sa juste valeur

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Crédit: Eurosport

KHEDAFI DJELKHIR, le moins que l'on puisse dire, c'est que les choses ne se sont pas forcément déroulées comme vous le souhaitiez...
K.D. : Ça ne s'est effectivement pas passé comme prévu. Je savais que j'allais avoir affaire à un adversaire difficile. Mais ce n'est pas pour autant que je me suis dégonflé ou qu'on a modifié ma façon de boxer. J'ai essayé de garder ma boxe offensive. J'ai été touché dès le premier round. L'arbitre me compte une première fois, c'est justifié. Mais j'ai l'impression que le deuxième compte ne l'était pas, qu'il était un peu trop rapide. Mais il faut peut-être que je prenne un peu plus de recul et que je regarde le combat. J'étais peut-être un peu trop passif. J'ai été compté une deuxième fois. Selon moi, ce n'était pas juste. Après, vous connaissez la suite... Il m'a mis une autre série, il y a eu un troisième compte et en boxe amateur, quand il y a trois comptes dans un round, l'arbitre arrête le combat. L'aventure s'arrête pour moi, voilà.
Vous sembliez pourtant être bien entré dans le combat...
K.D. Je sentais qu'il me craignait, qu'il avait un peu peur. Ça a peut-être trop bien démarré pour moi. J'ai pris confiance, je l'ai vu reculer. Peut-être qu'il a eu peur et que cette peur-là l'a bien fait réagir. Je l'ai bien touché et je sentais qu'il doutait, mais ça n'a pas suffi. Il était en finale, il en voulait autant que moi et il a mérité sa victoire. Même si je suis persuadé qu'il n'est pas plus fort que moi, ce soir (samedi) il l'a été. C'est ce que je vais retenir. De retour de vacances, je repars tout de suite à l'entraînement pour travailler un peu plus encore.
Quand avez-vous compris que le combat allait vous échapper ?
K.D. En fait, je n'ai pas été en difficulté sur un seul coup. A part à un moment donné sur un crochet en bas en corps, mais pas plus que ça. Il ne m'a pas fait mal. Il a juste été très rapide sur des "mitraillettes", des "coups de jus" qu'il me mettait. Je n'étais pas pour autant sonné, mais je n'ai pas pu réagir. Je n'ai pas trouvé le rythme pour réagir ou pour le prendre dans son tempo. A aucun moment.
Visiblement, vous avez été surpris voire déstabilisé par la vitesse d'exécution de votre adversaire...
K.D. C'est vrai. Sa vitesse m'a vraiment surpris. Mais je lui ai un peu facilité la tache. Je lui ai donné l'occasion de s'exprimer alors que j'aurais dû réagir. A l'orgueil. Mais je n'ai pas pu contrôler ce moment-là. Ceci dit, je ne regrette rien. Il n'y a pas de place pour les regrets. On peut toujours refaire le combat après, c'est toujours facile de dire que j'aurais pu faire ça ou ça, mais ce n'est pas mon genre. Pour moi, il n'y a pas de regrets.
Car vous êtes tout de même vice-champion olympique !
K.D. Cette médaille est belle. Celle en or l'est encore un peu plus, mais bon... Comme on dit chez moi, grâce à Dieu, et surtout louange à Dieu, je n'ai pas à me plaindre. Je suis arrivé jusqu'ici. C'est le destin. Je devais perdre, j'ai perdu. Aujourd'hui, je repars numéro 2. Je ne vais pas faire la fine bouche. Cette médaille, elle va me remonter le moral plus rapidement qu'on ne le croit. Je suis très heureux de l'avoir.
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