Medjkoune souffre

Medjkoune souffre

Medjkoune souffre
Par AFP

Le 05/04/2003 à 11:45Mis à jour

Le boxeur français Salim Medjkoune a souffert pour conserver son titre WBA des super-coq, en battant aux points, en douze reprises, le coriace italien Vincenzo Gigliotti, vendredi soir à Clermont-Ferrand.

Le succès de l'Auvergnat d'origine kabyle a pourtant été moins net que la lecture du décompte des juges qui, à l'unanimité, lui ont permis de conserver une couronne conquise au Japon, il y a six mois, face à Osamu Sato.

Les différents totaux lui ont en effet accordé une marge de cinq (117-112 et 116-111) à deux points (115-113) ce qui récompense mal le courage de son rival qui, d'entrée, a procédé à une impressionnante marche en avant.

Variant davantage ses coups, le tenant du titre a toutefois mieux terminé que le Lombard qu'il a notamment touché en fin de combat au foie et par des uppercuts.

Gigliotti s'est plaint de coups de tête qui lui ont successivement ouvert l'arcade gauche et droite et ont vu son adversaire écoper d'un avertissement officiel.

Dans ce combat conclu par dérogation, Salim Medjkoune n'a jamais su tirer profit de son allonge en raison d'une taille supérieure (1,68 m pour 1,60 m). La fougue du transalpin l'a considérablement gêné. "J'ai été surpris par sa dureté", confiera Medjkoune qui n'est véritablement sorti de son attentisme qu'à la 8e reprise où il a pris confiance grâce à ses crochets au corps faisant gémir le challengeur.

Plus nette a été par la suite la victoire de son occasionnel sparring-partner, Mahyar Monshipour, qui a conservé son titre européen, dans la même catégorie des super-coq, en débordant son challengeur espagnol German Guartos, arrêté par l'arbitre (un peu hâtivement pour certains) à la 3e reprise. Le Poitevin a été fidèle à sa réputation de battant, faisant considérablement mal à ses rivaux. Cette fois, ce sont des crochets au foie et uppercuts au menton qui ont fait la différence.

Salim Medjkoune est resté au bord du ring pour apprécier la production de Monshipour. Il ne pouvait pas se contenter de jugements de l'entourage concernant celui qu'il retrouvera, le 4 juillet prochain au Futuroscope, titre en jeu cette fois, pour une super-production signée des frères Acariès.

De son côté, le poids mouche Brahim Asloum, encore sifflé en fin de réunion au terme d'une indiscutable victoire aux points, en huit rounds, pourrait profiter de l'occasion pour mettre ses détracteurs dans la poche.

En Auvergne, il a surtout cherché à faire des rounds, ne s'étant pas produit depuis le 5 décembre, bien davantage qu'à séduire.

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