La dernière fois qu'on l'a vu triomphal, c'était dans l'épicentre du tennis français, à Roland-Garros pour une victoire par K.-O au 7e round contre le Croate Peter Milas. Ce samedi, c'est encore dans un lieu important de la petite balle jaune tricolore que Tony Yoka renfile les gants : à l'Accor Arena de Bercy, le Français va croiser le fer avec Martin Bakole, un adversaire au profil intéressant et aux références mondiales sérieuses.
L'affiche devait électriser Bercy en janvier. La résurgence du Covid, et les jauges décidées à l'époque, avait tout gâché. Alors, entre temps, Yoka a cru qu'il serait possible de répondre au défi du Croate Filip Hrgovic lors d'une demi-finale mondiale IBF. L'occasion était trop belle. Mais Bakole a mis le holà. Interrogé mardi à Paris à propos de cet incident, le Congolais a donné sa version de l'histoire.
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L'épisode Hrgovic a laissé des traces

"Tony n'est pas sérieux, a-t-il estimé. On a signé un contrat, nous étions d'accord tous les deux. Et Hrgovic lui a dit qu'il voulait le combattre. Et Tony a dit 'oui' alors que nous avions un contrat. Il ne m'a pas appelé, ni mon équipe. Et nous étions surpris qu'il accepte la proposition de Hrgovic. On ne doit pas changer comme ça. Il doit honorer son contrat. S'il le voulait, il n'avait qu'à me contacter et me dire : 'J'ai l'occasion d'avoir cette chance, laisse-moi combattre Hrgovic, etc', que les choses soient faites dans l'ordre. J'aurai compris. Mais il ne l'a pas fait". De quoi frustrer le Français sur le moment.
"Je ne vais pas dire que je ne lui en veux plus, mais je suis passé à autre chose, a rassuré Yoka. Il ne faut pas perdre de l'énergie". Et il en a à revendre à l'écouter : "Je me sens très bien. On a fait une très grosse préparation". Et, visiblement, les devoirs ont été bien faits car le Français sait déjà où va se jouer ce duel hautement compétitif à l'écouter : "Ça va être le combat le plus dur de ma carrière".
"Bakole, c'est dans le top 15 mondial, a encore reconnu Yoka. On a dit qu'on visait le top 10, on s'en rapproche. Il est fort, il est grand, il est longiligne, il fait plus de 120 kg, il est très puissant. C'est un adversaire qui va me donner du fil à retordre et il faudra s'en méfier jusqu'à la fin du combat". Dans l'affaire, l'allonge de Yoka et son dynamisme risquent d'être des armes fatales pour vaincre le Congolais.

Tony Yoka à l'entraînement à Paris avant de défier Martin Bakole

Crédit: Getty Images

Top 15 mondial confirmé

"Je suis plus rapide et plus technique, a estimé le Français. Je pense que mon explosivité va faire la différence à partir du moment où je vais commencer à enchaîner les combinaisons et les coups. Je sais que je peux le mettre en difficulté à ce moment-là". "Spirituellement, physiquement, je suis plus fort que lui", lui a répondu Bakole dans la foulée, fort d'un bilan presque immaculé (17 victoires, 1 défaite).
"Je le respecte, a-t-il poursuivi. Il a remporté une ceinture européenne et l'or aux JO, je respecte. Mais j'ai déjà combattu pour la ceinture IBO inter Continental, j'ai été Top 15 avant lui. Il doit me respecter. Il est grand pour Paris mais pas pour le reste du monde". A Yoka de le faire mentir pour continuer son ascension vers les sommets.
Avec AFP

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