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Monteiro chez Fittipaldi
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Publié 13/02/2003 à 10:00 GMT+1
Venu de la Formule 3000, le Portugais Tiago Monteiro passe l'Atlantique pour débuter une nouvelle aventure chez Fittipaldi Dingman Racing.
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Venu de la Formule 3000, le Portugais Tiago Monteiro passe l'Atlantique pour débuter une nouvelle aventure chez Fittipaldi Dingman Racing.
Fittipaldi du casque à la casquette
Le Champ Car aura un parfum de F3000 encore plus prononcé cette saison. Après Sébastien Bourdais, son coéquipier chez Super Nova en 2002, Tiago Monteiro, a confirmé sa signature chez Fittipaldi Dingman Racing, l’équipe montée par Emerson Fittipaldi et Jamie Dingman. Le Portugais sera le pilier de l'écurie car il n'aura pas dans l'immédiat de co-équipier. Il pilotera une Reynard-Ford.
Tiago Monteiro, espoir du sport automobile portugais, découvrira donc une nouvelle série, caractérisée par des moteurs identiques pour tous les concurrents, avec une puissance de 750 chevaux, turbo compresseur, boite séquentielle à commande traditionnelle de 6 ou 7 vitesses. Le pilotage sera mis en avant par rapport aux assistances électroniques en tout genre puisque les voitures ne disposent pas de contrôle de traction ni de direction assistée.
Une seule piste connue sur les 19
"Ce sera un défi très difficile, mais aussi une opportunité pour moi cette saison", explique Tiago Monteiro, qui depuis de nombreuses années admire son nouveau patron, Emerson Fittipaldi. "C’est un des noms 'TOP' de l’histoire de la compétition automobile mondiale et un grand enthousiaste, que je connais depuis que je suis enfant. Au mois de septembre, quand j’ai reçu une invitation de Chris Pook, pour assister à une course de Champs Cars, je suis resté fasciné. C’est un excellent championnat. Je ne connais qu’une des 19 pistes où je vais courir cette année et je vais suivre à la lettre les précieuses indications d’Emerson".
"Tout va être nouveau pour moi, résume Tiago Monteiro. La voiture, l’équipe, les mécaniciens, les pistes, les performances elles-mêmes et les vitesses de pointe (près de 400 Km/heure sur les pistes ovales). Il y a beaucoup de courses dans des pays aussi différents que les Etats-Unis, Canada, Australie, Mexique, Royaume Uni et Allemagne suivies d’une couverture de télévisée globale".
Le challenge des ovales
Culturellement, les changements seront notables. "La composante tactique des arrêts aux stands, la durée des courses (2 heures minimums) tout est à l’opposé de la Formule 3000", souligne le pilote. Les ovales seront aussi un sacré défi. "Je suis anxieux de ma première expérience au volant d’une voiture qui atteint presque 400 km/h, explique-t-il. J’ai assisté à une course au mois de septembre, l’année dernière et j’ai été enchanté, mais je vais avoir besoin de beaucoup d’entraînement avant ma première course de la saison sur piste ovale".
Le format de compétition sera différent de ce qu'il avait appréhendé jusqu'à présent. "Au début, je vais devoir trouver un compromis entre la voiture et mon adaptation physique à des courses qui durent entre deux et trois heures, confie le Lusitanien. Les courses sur pistes ovales soulèvent une curiosité énorme, car la conduite doit être très précise avec des trajectoires parfaites et un appui stratégique de première importance. Je suis persuadé que je vais avoir une phase initiale particulièrement difficile, non seulement parce que je vais avoir beaucoup de choses à apprendre, mais parce qu’il y a deux mois que je ne conduis pas une voiture de course et que je dois me concentrer au maximum durant les tests de la semaine de la première course. Cela promet d’être très dur."
Avec seulement deux jours de tests pour s’adapter à sa nouvelle voiture avant la course d’inauguration, le 23 février, à St Petersburg, en Floride, le Portugais, installé en Floride, s'attend à une entrée en matière difficile.
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