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Lamy-Chappuis: "Être bon le jour J"

Lamy-Chappuis: "Être bon le jour J"
Par Eurosport

Le 14/02/2010 à 10:53Mis à jour

Sur un nuage cette saison en Coupe du monde, Jason Lamy-Chappuis dispute sa première épreuve olympique ce dimanche sur le petit tremplin (19h). Après quelques jours d'entraînement, le Français a hâte d'en découdre et reste concentré sur son objectif : décrocher la médaille d'or.

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JASON LAMY- CHAPPUIS , vous disputez l'épreuve sur le petit tremplin ce dimanche. Comment s'est passé cette semaine d'entraînement ?

    J.L-C. : Les entraînements se sont très bien passés, j'ai fait quelques réglages au début, et le dernier entraînement je fais troisième et premier. C'est super d'être dans le coup: la confiance est là. Concernant le fond, les conditions ne sont pas faciles. La neige est plutôt mouillée avec la pluie qui tombe tous les jours, donc la piste est plus lente et plus difficile: ça rend le fartage encore plus important mais Adrien Mantez et Fabrice Guy font du bon boulot et en plus on s'entraide avec les fondeurs et biathlètes.

    Il paraît que vous avez eu un souci avec vos skis, quand vous êtes arrivés à Vancouver ?

    J.L-C. : Oui pendant le trajet en avion, les skis ne sont pas arrivés à Vancouver. La compagnie nous a dit qu'avec toutes les équipes de ski arrivant à peu près en même temps, ils n'ont pas pu faire rentrer tous les skis dans l'avion. On les a eus par le vol d'après (le lendemain). Tout est rentré dans l'ordre heureusement.

    Dans quel état d'esprit êtes-vous, vous et vos coéquipiers, à quelques heures de votre entrée aux J.O. ?

    J.L-C. : Il y a du stress mais c'est pour tout le monde pareil, il va falloir être bon le jour J. J'ai hâte d'y être. Même si je suis attendu, j'essaie de rester concentré sur ce que j'ai à faire, c'est le meilleur moyen de ne pas céder à la pression. Concernant mes coéquipiers, Je trouve que qu'ils vont de mieux en mieux depuis quelques semaines et le "par équipes" est aussi un bel objectif, notre 4ème place l'année dernière aux Mondiaux de Liberec nous a montré qu'on était dans le coup.

    Vous êtes clairement favori de l'épreuve sur le grand tremplin. Allez-vous en garder sous le pied, sans le vouloir ?

    J.L-C. : Non je ne garderai rien sous le pied. Une course aux Jeux Olympiques reste une course incroyable et on n'a pas le droit de gérer. Je devrai tout donner. Sans arrière pensée. Et de toute façon, après cette course, on aura une semaine pour se reposer. Alors, je me donnerai à fond, sans hésiter.

    Comment allez-vous meubler cette semaine entre les deux épreuves ?

    J.L-C. : Il n'y encore rien de prévu officiellement. On va peut-être aller voir un match de hockey à Vancouver. On va peut-être faire une randonnée aussi, mais ce n'est pas sur. De toute façon on va aller encourager nos compatriotes français quelque part. C'est sûr !

    Vous comptez cinq victoires cette saison en Coupe du monde. Vous allez remporter le globe, c’est désormais une certitude. En 1992, Fabrice Guy gagne le globe, décroche six victoires (en huit courses) et est sacré à Albertville . Que de similitudes…

    J.L-C. : Ce n'est pas encore joué mathématiquement pour le globe, mais oui c'est vrai, qu'il y a beaucoup de similitudes. Mais Fabrice et moi sommes quand même deux personnes différentes et on ne peut pas comparer je pense.

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