Avec les datas transmises aux fans en temps réel, AWS propulse le cyclisme sur piste dans une nouvelle dimension

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Amazon Web Services (AWS) révolutionne la façon de suivre les courses de l'UCI Track en proposant une immersion totale aux fans, désormais capables de tracer toutes les données de leurs coureurs préférés. Quels prodiges technologiques se cachent derrière cette avancée significative en matière de spectacle ?

Harrie Lavreysen en tête du peloton lors du keirin de la manche UCI TLC à Apeldoorn, le 30 novembre 2024

Crédit: Getty Images

S'il est un sport de données biométriques, c'est bien le cyclisme sur piste. Ces dernières sont l'essence même de cette discipline, son alpha et son oméga. Dans une compétition où la victoire se joue souvent au centième de seconde, voire au millième, les datas sont un véritable trésor qui permet de savoir là où un coureur a excellé ou, au contraire, flanché. Désormais, grâce à AWS, ces ressources sont désormais à la portée de tous !
Pour y avoir accès, il suffit de posséder l'application qui permet aux supporters de suivre les performances de leurs coureurs favoris en live. Ces datas sont également diffusées par le biais de la production TV, qui affiche des graphiques durant les courses, ou bien au travers des écrans géants sur les vélodromes ou encore des bandeaux LED.

Des capteurs placés partout

La technologie mise au point par Amazon Web Services permet ainsi de calculer et de transmettre simultanément à ces fans de précieuses données. Ainsi, le rythme cardiaque (bpm) de chaque pistard est calculé par un moniteur accroché à la ceinture et qui retranscrit ces chiffres quatre fois par seconde ! Les capteurs de puissance développée (watts) et la fréquence de pédalage (rpm) sont eux placés dans les pédales et les manivelles (SRM et Favero) des vélos.
La vitesse des concurrents, enfin, est enregistrée grâce à une puce située sur le tube de la selle et qui émet les informations via l'Ultra Wide Band (UWB). Il convient de préciser que tous les coureurs et leurs vélos sont équipés à l'identique et l'UCI y veille scrupuleusement : les capteurs de puissance sont fournis par l'organisateur (WBD Sports), les systèmes UWB et les moniteurs de fréquence cardiaque sont exactement les mêmes et gérés par ITS (fournisseur de data spécialisé dans la vitesse) et enfin tout le chronométrage est assuré par Phoenix, chronométreur officiel de la compétition.
A ce titre, les yeux les plus aiguisés pourront faire la différence entre les indications volumétriques (position et vitesse) et biométriques (fréquence cardiaque et puissance). Toutes ces datas sont transmises "wireless" grâce à plusieurs technologies. Les fréquences cardiaques, la puissance et la cadence le sont via le protocole ANT + (sur une fréquence de 2,4 GHz) tandis que la vitesse est émise par UWB (sur une fréquence comprise entre 3,1 et 10,6 GHz), cette vitesse et les positions étant ensuite calculées par un mécanisme triangulaire semblable à celui d'un GPS. Le temps du coureur est révélé uniquement quand ce dernier franchit la ligne d'arrivée, grâce à un champ magnétique qui identifie chaque concurrent. Ces derniers émettent 25 messages par seconde et ce chiffre peut monter jusqu'à 450 messages par seconde pour une course d'endurance avec 18 coureurs sur la piste !
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Mathilde Gros et Katy Marchant lors de la manche d'UCI Track Champions League de Saint-Quentin, le 23 novembre 2024 à Saint-Quentin-en-Yvelines

Crédit: Getty Images

Une atmosphère nouvelle dans les stades

Pour récupérer ces datas, il y a 16 antennes WASP dispersées autour du vélodrome qui agrègent les messages générés par le système ANT +. Introduit lors de la 3e saison, le système WASP a été créé pour récupérer les messages ANT + dont la technologie passe par la même fréquence hertzienne que le wifi (2,4 GHz). En dehors de ces antennes, on dénombre également 10 pointages UWB autour de la piste et enfin deux "timing lines", sur la ligne d'arrivée et 200 mètres avant celle-ci. Ces trois différentes technologies sont toutes reliées à un central fourni par AWS Snowball. Ce dernier collecte et retranscrit toutes les données avant de les mettre à disposition de ses usagers via des graphiques TV, des écrans géants, l'application sur les mobiles ou encore des tableaux pour les commentateurs.
Parce que le cyclisme sur piste est un sport qui va extrêmement vite, AWS se doit d'être particulièrement réactif. Et cette rapidité d'exécution passe nécessairement par des solutions locales pour ne pas être dépendante de la couverture du réseau wifi où se trouve la compétition. Après une première saison où AWS a expérimenté ce cas de figure (aucune data possible à Londres par exemple), Amazon a rebondi grâce à l'introduction de son Snowball pour régler ces problèmes. Snowball est un serveur qui est livré sur chaque lieu de compétition et qui contient un logiciel développé par les équipes techniques d'AWS. Placé au cœur de la course, il reçoit toutes les datas sans jamais être connecté au réseau public, ce qui permet une transmission sécurisée et fiable à tous les écrans géants, la télévision, les applications mobiles ou les fan zones.
La vitesse que met AWS Snowball pour collecter toutes les données est proche du temps réel, soit moins de 5 millièmes de seconde. Les variations dépendent généralement de la fibre qui relie le système au Cloud, sachant qu'il faut environ 50 à 60 millièmes de secondes pour atteindre la plateforme Cloud d'AWS. Une fois dans celui-ci, les mesures maximales ou moyennes pour chaque dimension sont calculées, tout comme les classements et les vainqueurs potentiels.
Mais le chemin de ces datas n'est pas terminé pour autant. Celles-ci sont en effet acheminées sur un stream Kinesis d'Amazon puis Amazon Glue (un service d'intégration de données sans serveur) retranscrit toutes ces informations. Toutes les données, qu'elles soient brutes ou traitées, sont stockées dans une base de données Amazon (DynamoDB) avant d'être divulguées aux intéressés par le biais du système GraphQL API d'Amazon Appsync et Amazon Lambda.
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Harrie Lavreysen lors de l'UCI Track Champions League à Apeldoorn, le 29 novembre 2024

Crédit: Getty Images

Une interactivité inédite

Au-delà de la prise de connaissance de ces informations par chacun, qui peut ainsi voir l'évolution de ses favoris, il y a aussi un incontestable "effet whaou" à l'affichage de certaines performances. Ainsi, quand Matthew Richardson monte en direct à 210 battements de cœur par minute, les fans savent instantanément pourquoi l'Anglais est au bord de l'évanouissement à l'arrivée... De même, certaines autres données spectaculaires, comme par exemple celles des coureurs qui dépassent les 2000 watts développés, créent à chaque fois dans le stade un murmure d'admiration.
C'est peu dire que l'agrégation de cas datas, et surtout leur partage immédiat avec le public, font rentrer le cyclisme sur piste dans une nouvelle ère. Pour ce sport, déjà traditionnellement centré sur l'aérodynamisme et la précision, cette nouvelle technologie est un pas de géant, à la fois pour optimiser la performance des coureurs mais aussi sublimer l'expérience des spectateurs.
En permettant à ces derniers de vivre la course plus intensément grâce à de nouveaux supports technologiques, AWS crée un storytelling autour de chaque épreuve, en même temps qu'elle facilite, grâce à son interactivité, la compréhension des stratégies et des performances pour les supporters néophytes.
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