Amazon Web Services
UCI Track : quels sont les enjeux et les difficultés du chronométrage sur la piste ?
/origin-imgresizer.eurosport.com/2023/10/25/3811596-77483849-640-480.png)
En partenariat avec
Amazon Web Services
Par
Publié 23/10/2023 à 11:49 GMT+2
Dans un sport où tout se joue souvent en moins d'une seconde, la précision du chronométrage est capitale. Comme souvent, la science a permis des progrès considérables pour affiner ces mesures. Découvrez les enjeux et les difficultés d'un tel chronométrage sur la piste.
UCI Track : quels sont les enjeux et les difficultés du chronométrage sur la piste ?
Crédit: Eurosport
Le tintement de la cloche qui annonce le dernier tour de piste peut sembler parfois anachronique dans l'univers désormais ultra technologique des vélodromes. Entre tradition et modernité, l'UCI Track a toutefois réussi à faire sa mue pour converser son esprit originel tout en perfectionnant sans relâche son environnement. Les techniques d'entraînement ont évolué, les vélos également, il fallait que le chronométrage, lui aussi, se mette au diapason et poursuive sa course folle.
Le cyclisme sur piste, par essence, a toujours été une discipline où les écarts entre les concurrents sont minimes. Quelle que soit l’épreuve (poursuite, keirin, vitesse…), la victoire se joue souvent au boyau près. Dans ces conditions, la science et la précision du chronométrage pour départager deux athlètes au coude à coude, ont pris une importance considérable.
Championnats du monde sur piste 2020 à Berlin. Finale du keirin. Et, sur le sprint final de celui-ci, pas moins de six hommes qui franchissent la ligne en même temps ! Comment aurait-on fait, il n’y a pas si longtemps, pour départager ces coureurs, ou isoler ces quatre dixièmes de secondes qui séparaient le vainqueur, le Néerlandais Harrie Lavreysen, de son dauphin, le Japonais Yuta Yakimoto ? Et ces exemples sont légion…
Une volonté d’impartialité absolue
Aujourd’hui, les premiers chronomètres, déclenchés manuellement au passage des coureurs, paraissent archaïques. Consciente que le sport ne pouvait se contenter d’approximations et qu’il devait être le plus impartial possible, chaque discipline a œuvré pour gommer tout risque d’erreur humaine. Car le temps, plus que jamais, est celui qui fait la loi. Il est celui qui sépare les ex-aequo, celui qui affine les records du monde. Dès lors, sa mesure s’est adaptée aux innovations technologiques pour permettre, encore et toujours, d’aller plus loin dans la précision.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2023/10/22/3809639.jpg)
Alessa-Catriona Pröpster (r.) - UCI Track Champions League
Crédit: Imago
Les chronomètres ont d’abord commencé par calculer les dixièmes de seconde, puis les centièmes, pour en arriver aujourd’hui aux millièmes, voire aux dix millièmes de secondes. Des véritables pas de géant. Dorénavant, le facteur "erreur" a complètement disparu en éliminant de l’équation le temps de réaction humain puisque les départs comme les arrivés sont gérés électroniquement.
La révolution de la photo finish
De même, autre révolution, la photo finish permet désormais d’avoir le résultat en temps réel. A titre d’exemple, aux Jeux Olympiques de 1948, on mettait ainsi 20 minutes à développer la photo de l’arrivée dans une chambre noire ! Si rien ne semble entraver la marche en avant de la technologie, et que celle-ci semble sans limite, on peut affirmer que le chronométrage du cyclisme sur piste a atteint des niveaux de précision impensables il y a encore quelques décennies.
Les capteurs placés sur les pistes sont maintenant capables de distinguer au millième de seconde deux sprinteurs lancés sur la ligne d’arrivée à 60 Km/h, ce qui représente une distance de 2 centimètres. Plus impressionnant encore, les caméras des chronométreurs officiels sur les épreuves de l’UCI Track sont capables de capturer 10.000 images par secondes pour produire la photo finish !
Les transpondeurs, ces espions si précieux
La discipline sur piste a acquis une telle finesse technologique qu’elle ne se cantonne plus depuis longtemps aux simples points de passage du départ et de l’arrivée. Grâce à de nouveaux dispositifs chronométriques, placés un peu partout autour de l’anneau, tous les temps de passage des coureurs sont analysés et décortiqués afin de savoir où l’athlète a gagné ou perdu la course. A ce titre, les transpondeurs jouent également un rôle majeur dans l’évolution du chronométrage.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2023/10/21/3808768.jpg)
Katie Archibold
Crédit: Eurosport
Ces petits boîtiers, placés à l’arrière du vélo, relient en temps réel les cyclistes au chronomètre et permettent de les départager, quel que soit leur nombre, sur la ligne. Ce système s’avère notamment d’une efficacité redoutable en cas d’arrivée groupée, comme lors d’une épreuve de keirin par exemple. Il paraît loin le temps où les juges devaient compter, un par un, tous les coureurs qui franchissaient la dernière ligne droite !
Sur le même sujet
Publicité
Publicité