La der de Boogerd

Michael Boogerd prendra sa retraite en fin de saison. Le vétéran néerlandais dispute donc l'Amstel Gold Race pour la dernière fois de sa carrière dimanche. Vainqueur de l'épreuve en 1999, il tentera d'épingler un deuxième succès dans ce qui reste sa cours

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Crédit: Eurosport

Evidemment, c'est tout sauf un hasard. Michael Boogerd a choisi la semaine de l'Amstel Gold Race pour annoncer son prochain départ à la retraite, en fin de saison. "L'Amstel est ma course favorite. Et en plus, elle se passe dans mon pays. J'ai pensé qu'il s'agissait du bon moment", explique le Batave dans les colonnes du quotidien belge, La Dernière Heure. J'espère que ceux qui hésitaient à venir, dimanche, à l'Amstel, seront définitivement convaincus et qu'ils débarqueront pour me voir briller une dernière fois dans cette classique."
L'Amstel Gold Race, c'est effectivement Sa course. Pas une édition de ces dix dernières années n'a manqué d'être animée par Boogie. Paradoxalement, il ne l'a épinglée qu'une seule fois à son palmarès, en 1999, en s'imposant devant un certain Lance Armstrong, qui allait entamer quelques mois plus tard son interminable règne sur le Tour de France. Une seule victoire, donc, mais pas moins de sept podiums lors des huit dernières éditions. Un record.
Les failles du corps
Dimanche, pour sa der, il serait étonnant de ne pas retrouver une fois encore le capitaine de route de la Rabobank parmi les prétendants à la victoire. "J'ai toujours eu un rapport spécial avec cette course, un peu comme avec Liège-Bastogne-Liège, mais plus fort encore, parce que je suis chez moi, devant mon public", poursuit-il. Malgré ses 35 ans (il les aura le mois prochain), il se sent capable de rivaliser. Son manager, Theo De Rooj, également: "Michael est toujours un fantastique athlète. J'adore le voir courir, car avec lui, tout vient du coeur".
Mais à son âge, le coeur finit par ne plus suffire, quand le corps, lui, commence à dire stop. Plus que le manque d'envie, c'est la peur d'une absence de moyens qui a incité Boogerd à tourner prochainement la page. "Mon corps commence à présenter quelques failles, avoue le Néerlandais. Mentalement, c'est difficile à accepter. On sent alors, dans ces conditions, qu'il devient difficile d'être coureur cycliste et de s'entraîner correctement..."
Sa décision semble toutefois plus spontanée que réfléchie. Contrairement à son ancien coéquipier Erik Dekker, Boogerd n'a pas annoncé sa retraite un an à l'avance. En début de saison, il confie d'ailleurs qu'il ne pensait pas arrêter fin 2006. Pour l'heure, et même si son annonce a focalisé l'attention cette semaine, il ne veut penser qu'à la course et à rien d'autre. "La course, c'est ma vie et je me sens toujours dans mon élément, capable de peser sur le déroulement d'une épreuve, assure-t-il. Mercredi, j'étais à l'entraînement et je pensais à la course de dimanche avec ambition." Suffira-t-elle à propulser ses vieilles jambes au sommet, une dernière fois?
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