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Ciel nuageux sur l'Amstel

Ciel nuageux sur l'Amstel
Par Eurosport

Le 17/04/2010 à 14:29Mis à jour

Les difficultés de transport aérien dues au nuage de cendres venu d'Islande sont en train de décapiter l'Amstel Gold Race de plusieurs de ses vedettes. Alejandro Valverde, favori de l'épreuve néerlandaise, a ainsi dû déclarer forfait, tout comme Carlos Sastre ou bradley Wiggins.

Au tour de Valverde! Considéré comme le favori numéro un de l'Amstel Gold Race, l'Espagnol ne sera pas au départ de la course dimanche. Il est le dernier en date d'une longue série de coureurs qui n'ont pas pu se rendre aux Pays-Bas, étant victime du nuage de cendres qui cloue au sol la plupart des avions en Europe de l'ouest.

Valverde devait partir d'Alicante avec ses coéquipiers espagnols de la Caisse d'Epargne, Luis Leon Sanchez et Luis Pasamontes, pour rejoindre les Pays-Bas en passant par Madrid. "Cela s'est révélé impossible et nous n'avons pu trouver d'autre solution", a déclaré à l'AFP son directeur sportif, Yvon Ledanois. L'équipe espagnole se présentera dimanche au départ de la course avec seulement trois coureurs, soit moins que le minimum réglementaire (six coureurs). "Mais il s'agit d'un cas de force majeure, j'ai eu le feu vert pour partir à trois (Erviti, Garcia Acosta, Lopez)", a ajouté Ledanois. C'est un coup dur pour Valverde, qui avait ciblé cet objectif, mais c'est aussi une très mauvaise nouvelle pour les organisateurs.

Sastre, Wiggins et les autres

D'autant que Valverde n'est donc pas le premier à devoir renoncer pour cette raison. Un peu plus tôt dans la journée, on avait ainsi appris que son compatriote, Carlos Sastre, était également dans l'impossibilité de venir à Maastricht. La plupart des membres de l'équipe Cervelo ont pu rallier les Pays-Bas, car ils étaient déjà en Belgique mercredi dernier pour la Flèche Brabançonne. "Les vols que devaient prendre vendredi Sastre, Gustov et Xavier Tondo ont été annulés", a expliqué l'équipe Cervélo. "Pour Tondo, nous avons pu trouver une solution par voiture. Pour Sastre et Gustov, nous étions dépendants des ouvertures d'aéroports".

Si les vols sont rétablis, Sastre a prévu de disputer mercredi 21 avril la Flèche Wallonne, qui ne figurait pas à son programme initial. "Demain (dimanche), je m'entraînerai dur pour compenser", a annoncé le coureur espagnol, qui habite près de Madrid. En plus de Sastre et Gustov, le Britannique Bradley Wiggins a lui aussi été touché par la paralysie d'une grande partie du trafic aérien de l'Europe de l'Ouest, après l'éruption d'un volcan islandais qui provoque le nuage de cendres. Wiggins, qui s'entraîne dans la région de Gijon (Espagne), n'a pas été en mesure de se rendre à temps aux Pays-Bas.

Train, voiture et parfois avion... avant le vélo

Cette mésaventure a également failli arriver à Joaquim Rodriguez. L'un des favoris a combiné avion et voiture pour rejoindre à temps Maastrich, ville-départ de la course. "Quand je suis arrivé vendredi à l'aéroport (en Catalogne), les vols pour Bruxelles et Cologne étaient annulés. Heureusement, j'ai pu en prendre un pour Zurich", a raconté le coureur de l'équipe Katusha. En Suisse, Rodriguez a loué avec son coéquipier italien Filippo Pozzato une voiture pour effectuer les 600 kilomètres menant aux Pays-Bas. "Nous nous sommes relayés au volant et nous sommes arrivés à minuit à l'hôtel", a ajouté Rodriguez.

Mais il n'est pas le seul dans ce cas. Pour le Danois Martin Pedersen, pas de problème, si ce n'est la fatigue à deux jours de la course. Venant de Copenhague, il a roulé en voiture vendredi pendant toute la journée (850 kilomètres) pour arriver à Maastricht. L'Autrichien Markus Eibegger, qui habite Spielberg, a choisi le train. Parti à 6 heures, il a rejoint Cologne (Allemagne) à 17 heures et a terminé le trajet, une heure environ, en voiture. Les autres coureurs se sont levés tôt eux aussi. Le Portugais Manuel Cardoso et les Espagnols Rafael Valls et Aitor Pérez Arrieta ont entamé vendredi à 5h30 à Santander (Espagne) un périple de quelque 1400 kilomètres. A peu près 13 heures de route. Le voyage automobile de l'Autrichien Matthias Brändle et des Italiens Fabio Felline et Eros Capecchi a duré quatre heures de moins. Partant de San Bernardino (Suisse), ils ont toutefois parcouru 850 kilomètres avec leur manageur Mauro Gianetti. Pour tous, une petite sortie -- à vélo -- était prévue samedi avant les 257,8 kilomètres de la course dimanche.

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