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Comment Cavendish a rebondi entre le projet mort de B&B et Astana
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Publié 16/01/2023 à 15:24 GMT+1
À 37 ans, Mark Cavendish, la légende britannique du sprint a réussi à se retourner après l’effondrement du projet de Jérôme Pineau. Le Cav’ va continuer de poursuivre le record d’Eddy Merckx, désormais sous les couleurs d’Astana Qazaqstan, qu’il rejoint accompagné de Cees Bol. Un petit jeu entre sponsors et une nouvelle opportunité de rebondir pour l'homme aux 34 victoires sur le Tour de France.
Mark Cavendish
Crédit: Getty Images
Mark Cavendish se fait encore discret, mais plus pour longtemps. Lundi, le Britannique s’entraînait sur les routes de la Costa Blanca espagnole, où les sportifs se pressent par dizaines en ce mois de janvier. Dans les rues d’Altea, où l’équipe Astana Qazaqstan tient un stage d’entraînement cette semaine, il portait un maillot aux couleurs de l’Île de Man, dont il est originaire. Le sprinteur de poche était flanqué d’un géant néerlandais : Cees Bol, également pressenti pour rejoindre la formation d’Alexandre Vinokourov.
Les deux hommes devaient s’inscrire dans le projet finalement avorté de Jérôme Pineau. À 37 ans, Cavendish allait rejoindre le Français avec qui il a porté les couleurs de la Quick Step en 2013. Il découvrira Astana Qazaqstan et Alexandre Vinokourov, qu’il avait failli côtoyer à ces débuts professionnels avec la T-Mobile (Cav’ est passé stagiaire à l’été 2006, au moment où Vino faisait naître le projet Astana).
Jeu de sponsors
Le dirigeant kazakhstanais avait confirmé le mois dernier qu’il était intéressé par la signature de Cavendish, après avoir eu vent des difficultés du Britannique de 37 ans. Vinokourov était particulièrement bien placé : selon nos informations, ses équipementiers Wilier, qui fournit les vélos de l’équipe Astana depuis 2020, et Limar (casques) devaient également rejoindre le projet Pineau.
Wilier aurait apporté la rallonge financière nécessaire à l’équipe kazakhstanaise, qui pouvait difficilement passer à côté de ce coup. D’autres sponsors accompagnent le Britannique, ce qui expliquerait l’attente des derniers jours voire semaines. Astana se refuse pour le moment à tout commentaire mais une officialisation ne va plus tarder. Elle pourrait intervenir mardi, pour le lancement du stage d’entraînement de l’équipe à Altea, juste au nord de Benidorm.
Lopez écarté, la place est libre
En difficulté sportive et financière, Astana a perdu à l’intersaison son leader emblématique Vincenzo Nibali (retraité) et a rompu le contrat de Miguel Angel Lopez en raison de sa "connexion probable avec le docteur Marcos Maynar", impliqué dans différentes affaires de dopage. Le départ très tardif du Colombien a laissé un vide sportif (même si sa première saison avec Astana avait été mitigée) mais il a fait de la place au sein de l’effectif pour une arrivée de Cavendish.
Selon les règlements UCI, une équipe du World Tour doit compter entre 27 et 30 coureurs. Sans Lopez, Astana redescend à 29 coureurs. Mais il faut encore une place pour Cees Bol. Le Néerlandais vient accompagner Cavendish dans sa quête de succès au sprint, notamment sur le prochain Tour de France, pour tenter de battre le record de victoires d’étapes que le Britannique partage désormais avec Eddy Merckx (34 bouquets).
Une parade est toujours possible. L’équipe EF Education-EasyPost a par exemple inscrit Michael Valgren (de retour d’une grave blessure en juin 2022) dans l’effectif de son équipe de développement. Astana est également habituée aux allers-retours entre son équipe d’élite et sa structure Continentale. À bientôt 38 ans, Cavendish garde lui bel et bien sa place au plus haut niveau après une intersaison mouvementée.
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