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"Le chrono ? Un bon test"
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Publié 07/06/2006 à 14:30 GMT+2
Avant d'entamer le CLM ce mercredi, Alexandre Vinokourov ne se fait pas d'illusion et reconnaît sa méforme actuelle. Il voit plus loin et prévient qu'il sera à 100% pour le Tour de France. Le Kazakh revient aussi sur l'affaire de dopage qui a touché son é
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Alexandre Vinokourov, le Dauphiné Libéré est une épreuve qui vous a toujours réussi. Cette année, le Critérium retourne sur le Mont Ventoux, sur lequel vous vous êtes imposé l'an dernier. Est-ce de nouveau un objectif ?
A.V. : Pas spécialement. J'ai effectivement déjà gagné le Dauphiné. Une fois. Et la saison dernière, je me suis imposé sur le Mont Ventoux mais cette année, je ne suis pas au top de ma forme. L'an dernier, j'étais arrivé sur le Dauphiné bien préparé et j'avais eu beaucoup de mal à finir le Tour. Donc, là, j'ai décidé de me réserver pour le mois de juillet et donc de ne pas arriver à 100% au Dauphiné. Je serai prêt pour le Tour de France. Je suis sur le Critérium pour observer la condition des autres coureurs et pour me tester sur les étapes de montagne. Pas pour le remporter.
Vous êtes donc là pour progresser. Les trois étapes de montagne à venir vont vous donner un aperçu du travail qu'il vous reste à faire, non ?
A.V. : Oui, tout à fait. Je ne me pose pas de questions concernant les différentes étapes de montagne sur le Dauphiné. L'étape de samedi sera un bon test. Tout comme le chrono de mercredi.
Ce contre-la-montre est vallonné. Comme ceux du Tour de France...
A.V. : C'est vrai. Il faut être honnête : je sais que je ne suis pas encore dans le bon rythme concernant les épreuves chronométrées. Ce contre-la-montre de 42km sera difficile et long. Comme ceux du Tour de France à venir. Mais ça ne me fait pas peur plus que ça. Concernant celui du Dauphiné, j'espère ne pas trop perdre trop de temps sur les favoris.
Avez-vous déjà reconnu les étapes de montagne de la prochaine Grande Boucle ?
A.V. : Pour celles prévues dans les Pyrénées, pas encore. J'irai peut-être les découvrir après le Dauphiné. Mais ce n'est pas encore sûr. Je sais juste que l'étape qui partira de Tarbes sera très compliquée. Pour le reste, je n'en sais pas plus. Je n'ai pas encore fixé de date de reconnaissance. Cela se fera peut-être juste avant le Tour. Concernant les étapes dans les Alpes, je les connais déjà un peu. L'Alpe d'Huez sera évidemment difficile...
Quels sont, selon vous, vos principaux adversaires pour le Tour ?
A.V. : Ivan Basso a été très fort sur le Giro. Mettre neuf minutes au deuxième, c'est quand même impressionnant. Il est dans les favoris. Tout comme Jan (Ullrich). Il a gagné le contre-la-montre sur le Tour d'Italie et je sais qu'il est très motivé à l'idée de disputer le Tour. Il sait que c'est sa dernière chance cette année... Après, Valverde a prouvé qu'il avait beaucoup progressé en montagne. Il faudra le surveiller lui aussi.
Comment avez-vous vécu l'affaire de dopage qui a touché votre équipe ?
A.V. : Je n'étais pas stressé car l'affaire qui touche Manolo (Saiz) est une erreur. Il n'y aucune preuve contre lui. Après, je comprends les sponsors qui ne veulent pas de mauvaise publicité. Je pense qu'il a pris trop vite la décision de s'en aller. C'est son choix. Me concernant, j'ai appelé mon ami, le Premier ministre de mon pays, pour qu'il cherche un nouveau sponsor. Merci à lui de nous avoir trouvé un partenaire aussi rapidement. Ça va nous motiver encore plus en vue du Tour de France...
Si l'organisation du Tour de France demandait à Manolo Saiz de se retirer pour que votre équipe puisse participer, que fera-t-il ?
A.V. : Il est intelligent. Je pense qu'il s'en ira pour que l'équipe puisse prendre le départ du Tour. Mais je le répète, il n'y a aucune preuve contre lui...
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