Cyclisme | Le grand saut : Jordan Jegat arrive en World Tour chez Lidl-Trek pour trois ans en provenance de la formation TotalEnergies
Par Emile Pawlik
Mis à jour 21/08/2026 à 16:39 GMT+2
Jordan Jegat passe à la vitesse supérieure. Dans les tuyaux depuis longtemps, le transfert du Breton à la Lidl-Trek a été officialisé vendredi après-midi. 10e des deux derniers Tour de France, le leader de la TotalEnergies rejoint une formation WorldTour qui lui fait confiance jusqu'en 2029 pour trois ans. Il y rejoint une armada de coureurs talentueux dans laquelle il devra se faire sa place.
Jordan Jegat (TotalEnergies) sur la 20e étape du Tour de France
Crédit: Getty Images
Un nouveau Français s'exile à l'étranger. Après les transferts de Kévin Vauquelin et Louis Barré l'an passé, c'est Jordan Jegat qui s'en va découvrir un projet de plus grande envergure. Le choix du Breton de la TotalEnergies s'est porté sur la Lidl-Trek, qui lui a fait confiance pour un contrat jusqu'en 2029. Valeur sûre au classement général, le Breton a réussi deux tops 10 sur les deux derniers Tours de France et a donc retenu l'attention de la formation allemande qui compte dans ses rangs une pléiade de cadors : Mattias Skjelmose, Juan Ayuso, Derek Gee ou encore Felix Gall, qui est annoncé arrivant selon les dernières rumeurs.
"Jordan a montré beaucoup de qualités impressionnantes : de la régularité sur trois semaines, de grosses capacités en montagne et un esprit de fin coursier. Il a aussi une vision mature et le bon état d'esprit pour notre formation", l'a loué Andy Schleck dans un communiqué, patron de la formation qui lance donc son mercato 2027 avec le Frenchie. Le Luxembourgeois a d'ailleurs de grands projets pour son nouveau protégé : "Ses deux tops 10 au Tour ont confirmé ses capacités, mais on pense qu'on peut aller encore plus loin chez Lidl-Trek. On a hâte de travailler avec lui."
De son côté, Jordan Jegat a révélé l'influence de Julien Bernard dans son arrivée, alors que beaucoup d'autres formations de premier plan étaient intéressées par son profil. "Il m'a fait une bonne pub. C’est une équipe qui garde ses coureurs sur le long terme. Ils ont toujours un projet concret à présenter à ceux qu’ils recrutent (...) Ces équipes sont en avance, elles optimisent tout au maximum. Dans ma carrière, je voulais me mettre au moins une fois à 100 %, voir jusqu’où je suis capable d’aller en poussant tous les curseurs", a-t-il confié à nos confrères du Télégramme. Pour quel programme ? Pas forcément de Tour de France dès son arrivée, mais des responsabilités à assumer et une place à trouver dans cette myriade de talents.
Ils m'ont bien dit que je devrais être prêt à parfois être équipier
"Ils m’ont bien dit que si je signais, je devais être prêt à ne pas faire le Tour et à parfois être équipier. Mais ils m’ont aussi dit que si je continuais de progresser comme c’est le cas actuellement, j’aurai ma carte sur la plupart des courses", a-t-il continué dans les colonnes du quotidien breton, tout en ne rechignant pas à être équipier, le cas échéant. Mais pour lui, c'est surtout à 27 ans une étape à franchir. Découvrir l'étranger et un nouveau cadre de travail. "J’ai toujours voulu aller à l’étranger, a-t-il martelé. La Groupama-FDJ est une super équipe, mais je n’avais pas forcément envie de rester dans un cadre aussi français." C'est désormais chose faite pour le Vannetais.
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