Cyclisme | Tim Declercq charge Matej Mohoric : "il n'en a rien à faire s'il tombe, il se passe quoi s'il entraîne dix autres coureurs avec lui"
Par Emile Pawlik
Mis à jour 16/08/2025 à 18:12 GMT+2
Ça a le mérite d'être clair. Retraité à la fin de la saison, Tim Declercq (Lidl-Trek) a critiqué l'attitude de certains coureurs dans le peloton. Il ne s'est pas retenu de citer un nom : Matej Mohoric. Selon le Belge, le Slovène est un coureur dangereux pour les autres dans le peloton à cause de son attitude et de ses freinages tardifs.
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Video credit: Eurosport
Alors qu'il va prendre sa retraite à la fin de la saison, Tim Declercq (Lidl-Trek) n'a plus besoin de ménager ses relations au sein du peloton. S'il souhaitait continuer l'aventure en professionnel à 36 ans, le roule-toujours belge de 36 ans n'a pas été reconduit par l'équipe américaine qui souhaite rajeunir son effectif, selon les confidences du coureur dans une interview au quotidien belge Het Nieuwsblad, rapportés par le média en ligne Domestique. Mais au-delà de son avenir, il a aussi évoqué l'ambiance dans le peloton et les risques que prennent certains coureurs en course; qu'il ne se sent plus en mesure de produire. Il n'a pas ménagé un coureur en particulier, connu pour être une tête brûlée en la personne du Slovène, Matej Mohoric (Bahrain-Victorious).
Selon le solide Belge, il fait partie des coureurs "qui n'en ont rien à faire s'ils tombent". "Comme tout le monde, il essaie de courir de la manière la plus économe possible, a reconnu Declercq. Mais il fait ça en freinant le plus tard possible dans les virages, ce qui bloque les autres derrière lui. Et forcément ça amène des chutes, pas de lui, mais derrière lui."
Avec la peur, on ne peut plus faire la course
Pour appuyer ses propos, le coureur passé par la mythique épique Quick Step de Patrick Lefévère a donné un exemple. Après la dernière étape du Tour de France et le piégeux circuit de Montmartre, le casse-cou slovène avait fait une déclaration surprenante. "J'ai tout donné dans la descente, peu importe si j'étais à l'hôpital ou au dîner, ce soir." Une mentalité pas forcément du goût du Tracteur Leclercq. "Tout le monde trouve ça super, mais que se passe-t-il s'il entraîne dix autres coureurs avec lui dans sa chute ? Ça me pose problème", dénonce-t-il. À cause de cela, le vétéran ne prend plus autant de risques qu'avant, comme il l'a précisé. "Le danger pèse beaucoup plus sur moi et avec la peur, on ne peut plus faire la course. Surtout en étant père de deux enfants, ça fait voir les choses différemment", a-til reconnu.
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