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Cyclisme - UAE annonce qu'elle n'utilise plus le monoxyde de carbone
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Publié 10/12/2024 à 18:58 GMT+1
Ce mardi, l'équipe UAE de Tadej Pogacar a annoncé qu'elle n'utilisait plus le monoxyde de carbone pour mesurer les bienfaits de l'altitude sur ses coureurs. Fin novembre, l'UCI avait demandé à l'Agence mondiale antidopage (AMA) de "prendre position" sur l'inhalation de monoxyde de carbone, une technique légale, mais controversée utilisée par des coureurs
Tadej Pogacar (UAE Team Emirates) lors du Tour d'Emilie 2024
Crédit: Getty Images
L'équipe UAE de Tadej Pogacar a indiqué mardi qu'elle n'utilisait plus le monoxyde de carbone pour mesurer les bienfaits de l'altitude sur ses coureurs, tout en dénonçant une polémique "sensationnaliste" autour d'une technique "validée il y a vingt ans".
L'Union cycliste internationale (UCI) a demandé fin novembre à l'Agence mondiale antidopage (AMA) de "prendre position" sur l'inhalation de monoxyde de carbone, technique légale, mais controversée utilisée par des coureurs comme Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard. Pendant le dernier Tour de France, le site spécialisé Escape collective avait révélé qu'au moins trois équipes - UAE, Visma et Israel PT - y avaient eu recours.
Le site a expliqué qu'en cas d'utilisation répétée, la technique pourrait être détournée pour créer une hypoxie artificielle en recréant les effets d'un effort en altitude. "C'est un article sensationnaliste qui spécule sur quelque chose qui serait franchement compliqué à mettre en place et je ne vois personne le faire. Ça ne m'a pas l'air réaliste", a estimé mardi Jeroen Swart, coordinateur de la performance de l'équipe UAE.
"L'inhalation de monoxyde de carbone est une technique très standardisée qui a été validée il y a vingt ans"
"L'inhalation de monoxyde de carbone est une technique très standardisée qui a été validée il y a vingt ans déjà et utilisée par des grimpeurs, des sportifs d'endurance et des athlètes dans le monde entier pour mesurer la masse d'hémoglobine. Il n'y a aucun autre moyen de quantifier aussi précisément les bienfaits de l'altitude", a-t-il ajouté.
"C'est pourquoi on a décidé il y a deux ans d'utiliser cette technique pour voir si nos coureurs réagissent aussi bien à l'altitude qu'on l'espérait. On a fait ça sur une durée de 18 mois", a développé le Sud-Africain. "Ce processus est terminé. Les résultats ont montré que nos camps d'altitude étaient parfaitement calibrés pour nos coureurs et les résultats le montrent. On n'a plus besoin de faire de tels tests et on ne prévoit pas d'en faire", a-t-il encore assuré.
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