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Landaluze rayonne
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Publié 13/06/2005 à 09:15 GMT+2
Il s'est fait mal l'Espagnol Landaluze (Euskaltel) pour remporter le Dauphiné, dimanche. A l'arrivée à Sallanches, son maillot ne tient que pour 11" devant le Colombien Botero. Landaluze a su résister dans cette 7e et dernière étape gagnée par la Discove
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Crédit: Eurosport
Le 57e Dauphiné et l'histoire d'une leçon de courage signée Inigo Landaluze. L'Espagnol de la formation Euskaltel s'est littéralement arraché pour remporter le Critérium, dimanche. Mieux. Il a réussi à contenir, ou plutôt à limiter les dégâts, à l'issue d'une dernière étape où la Discovery-Channel s'est offert un triplé.
Bref, à 28 ans, pour 11 petites secondes, Landaluze signe son premier succès chez les pros. Mieux. Il succède au palmarès à son compatriote et coéquipier Iban Mayo. Chapeau, non ?
Le coup de force de la Discovery
Et pourtant, la mission "sauver le maillot" pour Landaluze était loin d'être évidente au vu d'un parcours de 128 km entre Morzine et Sallanches par-delà 8 ascensions de côte de 4e catégorie. On s'attendait à des attaques en cascade pour cet épilogue du Dauphiné. Cela s'est confirmé sur les routes de Sallanches où le maillot jaune s'est joué à quelques secondes.
A la peine, distancé à plusieurs reprises par les gros bras du peloton, Landaluze n'aura finalement concédé qu'une minute sur la ligne d'arrivée au vainqueur du jour l'Américain George Hincapie. Le Lieutenant de la Discovery Channel s'est donc imposé devant ses équipiers Jaroslav Popovych et Lance Armstrong.
Au finish, le Basque de la formation Euskaltel conservait son maillot jaune pour 11 secondes. Et dire que sur cette étape, soutenu tout d'abord par trois équipiers à bout de souffle très rapidement distancés, beaucoup pensaient que Landaluze allait s'écrouler et laissait filer le Colombien Botero de la Phonak vers la victoire.
Le "petit" Basque costaud
Mais personne ne fut assez fort pour battre, pour abattre ce "petit" Basque bien décidé à s'accorcher à son bien, le maillot jaune et bleu de leader. Pourtant, Botero aura tout essayé, forçant l'allure dans les derniers kilomètres.
Le seul qui, peut-être, aurait pu aider et favoriser un meilleur destin au Colombien, c'était Lance Armstrong. Mais parce que son équipe a préféré privilégier l'échappée de George Hincapie et Jaroslav Popovych et non la victoire du Texan, Armstrong est resté passif, laissant l'initiative au chef de file de la Phonak.
"J'ai vu qu'il était en difficulté, j'étais certain qu'il finirait pas craquer", a reconnu au micro de France Télévisions le Colombien Santiago Botero, deuxième du général. "J'ai personnellement tout donné pour refaire mon retard de 49 secondes, mais il était quand même très fort. Il m'a manqué 11 secondes".
Landaluze enfin dans la lumière du succès et conscient de sa performance. Sur la ligne d'arrivée, il ne pouvait s'empêcher de laisser éclater sa joie, le poing levé, fort de SA victoire. Il faut dire qu'un succès sur le Pro Tour, ce n'est pas donné à tout le monde surtout dans une épreuve qui n'avait jamais été aussi relevée depuis ces dix dernières années.
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