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Evans à double tour?

Evans à double tour?
Par Eurosport

Le 29/06/2012 à 21:21Mis à jour Le 29/06/2012 à 21:31

Tenant du titre, Cadel Evans a les armes pour réussir le doublé à 35 ans. L'Australien connait la musique. Il a bien préparé son affaire.

Passé sur le Tour: C'est peu dire que Cadel Evans a été un personnage important du Tour de France ces dernières années. Souvent placé, l'Australien a dû attendre son heure avant de goûter une consécration tardive (à 34 ans) mais amplement méritée l'année dernière. Il est devenu le premier coureur en dehors de l'Europe et des Etats-Unis à inscrire son nom au palmarès. Avant cela, il avait déjà frôlé la victoire en 2007 et 2008, terminant à chaque fois à la deuxième place derrière deux Espagnols, Contador et Sastre. Au total, une victoire, trois podiums, cinq Tops 10, huit jours en jaune (sur trois éditions différentes) et deux victoires d'étape. Un bilan à faire des envieux, surtout pour un coureur qui a découvert le Tour à 28 ans.

L'enjeu: Entrer dans la galaxie des doubles vainqueurs du Tour. S'il doublait la mise dans un contexte aussi différent (60 km de chrono en plus qu'en 2011) et face à une opposition aussi variée (Contador Et les Schleck l'an passé, Wiggins sans doute cette année), il prendrait une dimension supplémentaire.

Forces: Une expérience hors normes. Evans a tout connu sur le Tour. Les déboires, les frustrations, les joies, les peines, les chutes et, enfin, la victoire. Il sait comment gagner le Tour. Il sait le gérer, l'appréhender. Il a montré qu'il savait viser juste, agir quand il le fallait. L'an dernier, il a construit sa victoire avec méthode mais aussi panache, à sa façon, quand il a fallu rétablir une position critique alors qu'Andy Schleck filait seul vers le Galibier. Evans est extrêmement complet et régulier. Il n'est pas du genre à connaitre un jour sans. Très bon grimpeur, très bon rouleur. Il n'a pas l'instinct d'un Contador, mais il sait s'adapter très vite à toutes les situations. Puis il a la confiance de celui qui a déjà triomphé du Tour.

Faiblesses: Le problème, pour lui, c'est d'abord la nature de l'opposition. L'an dernier, face aux Schleck, il pouvait se permettre de les neutraliser en montagne parce qu'il savait qu'il les mangerait dans le contre-la-montre final. Cette fois, la donne est différente. Son principal adversaire, bradley Wiggins, est sans doute au-dessus de lui dans l'exercice du chrono. Et il y en aura trois. Sauf si Wiggins disparait de la circulation pour une raison ou pour une autre, Evans devra donc l'attaquer, le surprendre. En est-il capable? Son équipe, en haute montagne, sera-t-elle en mesure de l'épauler efficacement. A voir. BMC a plus souvent inquiété que rassuré cette année.

La stat: 2. Evans est l'un des deux seuls coureurs à avoir, au cours de ces vingt dernières années, remporté à la fois le Tour de France et le Championnat du monde dans sa carrière. L'Australien a décroché le maillot arc-en-ciel en 2009 et le maillot jaune en 2011. L'autre coureur concerné est Lance Armstrong.

La question: Arrive-t-il sur le Tour avec le même degré de forme qu'il y a douze mois ?

L'oeil de Jacky Durand: "On sait qu'il a calqué sa saison sur le Tour de France, un peu comme l'an passé. Il a été moins fort que l'an passé sur les épreuves de préparation. C'est un très bon rouleur mais face à un Wiggins, je pense qu'une deuxième place serait déjà un bon résultat. Si Wiggins a un souci, il redeviendra le favori de ce Tour. Mais pour l'instant, je vois trop de différence entre les deux."

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