Giro - 13e étape raccourcie : La décision des organisateurs divise les coureurs

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En raison du mauvais temps, qui continue de perturber le bon déroulement du Giro, les organisateurs ont décidé que la 13e étape vendredi allait être raccourcie, sur un tracé de 74,6 kms et sans emprunter le col du Grand-Saint-Bernard. Une décision saluée par certains coureurs... mais critiquée par d'autres comme Jack Haig ou Gianni Moscon.

"On ne veut pas risquer nos vies" : Gilbert salue la "sage décision" de raccourcir l'étape

Video credit: Eurosport

Entre une météo épouvantable et de nombreux coureurs malades, cette édition du Giro 2023 est décidément (très) agitée. Dernier épisode en date : le raccourcissement de la 13e étape du jour en raison des intempéries. Ainsi, le peloton est attendu sur un tracé de 74,6 kms ce vendredi, et il n'empruntera pas le col du Grand-Saint-Bernard. Le parcours ne compte plus que deux ascensions, le Col de la Croix de Cœur et la montée vers Crans Montana.
Cette décision, justifiée par le directeur de la course Mauro Vegni, a été saluée par notre consultant Philippe Gilbert. "C'est une sage décision de neutraliser ce départ, a confié l'ancien coureur sur le plateau des "Rois de la Pédale". C'était une étape dangereuse, c'est pour cela qu'on ne voulait pas que les coureurs se lancent dans cette descente. La montée, ce n'est pas un problème, mais la descente oui."
"Il y a un trop plein de tout. La pluie, le froid, tout le monde est carbonisé alors qu'on n'a même pas commencé la montagne", a rapporté le Français Thibaut Pinot, lui-même tombé malade en début de Giro. "Ça commence à aller mieux, petit à petit je retrouve les jambes. Mais tous les jours, on marche sur des oeufs. Mentalement c'est dur de se battre juste pour ne pas prendre de cassure ou de tomber", a ajouté le grimpeur de Groupama-FDJ.
Les coureurs se sont dans l'ensemble félicités que l'étape ait été raccourcie à leur demande. "C'est une bonne décision si on veut arriver à Rome (le 28 mai) avec au moins 50 coureurs", sur les 176 au départ, a commenté le maillot rose, le Britannique Geraint Thomas. Mais il restait des doutes concernant notamment la descente de la Croix-de-Coeur dont le revêtement a été signalé en très mauvais état. "J'ai des amis qui y sont allés hier, j'ai vu quelques photos, ça a l'air assez scabreux. S'il neige ça ne sera pas praticable", a commenté le Français Aurélien Paret-Peintre (AG2R-Citroën).

Haig se dit "mécontent", Moscon aussi

Mais il y a également des avis contraires. Par exemple, Jack Haig, un des leaders de l'équipe Bahrain, s'est dit "mécontent" de la décision. "La préoccupation des coureurs portait surtout sur la descente de la Croix-de-Coeur qui est potentiellement dangereuse. Et là on prend le départ au pied de l'ascension qu'on va faire à fond avant de basculer dans la descente. Je ne comprends pas ce compromis", a déploré l'Australien.
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Pinot : "Je commence à remonter la pente"

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L'Italien Gianni Moscon a également critiqué ce choix : "C'est vrai qu'il y a du mauvais temps, mais nous pouvions faire l'étape, a-t-il lâché au micro de la Rai. Puis, si quelqu'un voulait s'arrêter, il aurait pu le faire. Ce n'est pas le médecin qui nous a dit de devenir cyclistes professionnels. Si cela nous plaît pas, on peut changer de métier (...) Les organisateurs ont pensé à nous et on les remercie, ils avaient préparé une grande étape."
Ben Healy s'est également montré virulent : "On devait courir, a confié l'Irlandais à notre micro. Ce sont les conditions du Giro, tu peux t'y attendre. Tout le monde souffre. Maintenant, on va avoir une course dure et brève, qui sera adaptée à ceux qui jouent le classement."
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