Outsider face à Evenepoel et Roglic, Thomas n'est pas à 100% pour le Giro et "ce n'est pas forcément une mauvaise chose"
Eurosport sur GoogleEt si le costume du chasseur était celui qui lui convenait le mieux ? Légèrement émoussé, Geraint Thomas aborde le Giro (à suivre sur Eurosport) en outsider derrière les ogres Remco Evenepoel et Primoz Roglic. Troisième du dernier Tour de France, le Britannique de INEOS Grenadiers est pourtant confiant sur ses espoirs de bien figurer sur le Tour d'Italie, comme il l'explique à The Cycling Show.
Thomas : "Je ne me sens pas à 100% avant le départ mais c'est peut-être une bonne chose"
Video credit: Eurosport
Dans l'écosystème de la petite reine, tout le monde ne parle que de ça ou presque depuis quelques jours. Déjà à la bagarre sur le Tour de Catalogne, Remco Evenepoel et Primoz Roglic se retrouvent pour un nouveau duel qui sent le soufre sur le Tour d'Italie. Cette bataille entre les deux golgoths sera scrutée, de près ou de loin, par une flopée de prétendants bien déterminés à en tirer profit. C'est notamment le cas de Geraint Thomas.
Plombé par une infection en janvier dernier, le Britannique a connu un début d'exercice 2023 très compliqué. Mais le vainqueur du Tour de France 2018 s'est montré rassurant et empreint de nouvelles ambitions dans un entretien diffusé dans The Cycling Show, à retrouver ce mardi sur Eurosport.
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Hubert : "Barguil rêve du Giro, il va tout faire pour que ce soit son point d'orgue"
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Une forme incertaine, à des années-lumière de 2018
Car le défi est grand pour le Gallois sur les routes transalpines. En retrait de la génération dorée des Pogacar, Evenepoel, Vingegaard et Roglic, Geraint Thomas ne se fait pas d'illusions sur ses réels objectifs sur la Corsa Rosa. Après avoir atteint les sommets des classements généraux, comme l'été dernier sur la Grande Boucle, le champion se dit prêt à revoir sa copie.
Cette année, plus que jamais, c'est sa forme qui dicte ses choix. "Pour être honnête, cela ne ressemble absolument pas à 2018 pour moi", explique le principal intéressé qui prend la métrique de son sacre sur le Tour comme référence. "Les rodages ne sont pas les mêmes. Cette année-là, tout était parfait, les entraînements bons, je gagnais des courses."
La donne est clairement différente en ce printemps 2023. "Cette année, c'est vraiment les montagnes russes", concède le natif de Cardiff. "J'ai pris des antibiotiques et j'ai raté environ 12 jours de course. J'ai dû rester fort mentalement et me concentrer uniquement sur ce que je peux contrôler et faire de mon mieux. J'ai l'impression d'être en forme, mais je ne suis certainement pas à 100 % pour le départ."
Mais cette condition n'a pas l'air d'effrayer le coureur du Team INEOS Grenadiers qui espère monter en puissance. "Ce n'est pas une mauvaise chose pour ce Giro, surtout avec la dernière semaine. Pendant les cinq derniers jours, il y a quatre étapes cruciales pour le général, des grandes journées en montagne. C'est calibré pour que j'ai une chance de performer, mais on verra comment ça se passe."
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Geraint Thomas
Crédit: Getty Images
Remco, Primoz… et INEOS
Au moment d'évoquer ses concurrents, Geraint Thomas a évidemment Remco Evenepoel et Primoz Roglic en tête. "Avec ce qu'ils ont fait… C'est sûr que ce sont les grands favoris et ceux que toutes les personnes vont regarder." Toutefois, le Britannique estime "que le peloton s'est amélioré de manière générale". "Chaque équipe devient plus forte chaque année et la course devient plus compétitive. Ce sera certainement une course difficile", poursuit le Gallois.
Sans succès sur le Tour de France depuis 2019, INEOS a trouvé du réconfort sur le Giro avec deux succès en 2020 (Tao Geoghegan Hart) et 2021 (Egan Bernal). C'est avec une équipe bien fournie que les hommes de Sir Dave Brailsford tenteront de décrocher un nouveau titre. Alors, Geraint Thomas s'avance confiant.
"Je pense que nous pouvons y aller vraiment optimistes et excités par les opportunités qu'on peut avoir. On a Tao (Geoghegan Hart) qui déjà gagné, des mecs comme (Filippo) Ganna. Thymen (Arensman) a terminé sixième de la Vuelta l'an dernier, c'est un jeune super talentueux. Nous avons Pavel Sivakov, qui a répondu présent ces dernières années", détaille le champion. Pour le coureur, "c'est une équipe solide où le général est l'objectif principal". L'ex-pistard estime aussi qu'il y a "de quoi faire pour gagner les étapes".
Le Giro, première étape de la tournée d'adieux ?
Alors qu'il a soufflé que 2023 pourrait être sa dernière année sur le vélo, Geraint Thomas n'a pas balayé la rumeur. "C'est ma 17e année professionnelle, je commence à me sentir assez vieux maintenant. Je n'y pense pas spécialement, mais quand tu partages ta chambre avec des gars de 18, 19 ans, tu commences à réfléchir."
A bientôt 37 ans (il les fêtera le 25 mai prochain), le champion britannique entend pourtant bien jouer crânement sa chance sur les routes italiennes. Plus âgé ou pas, Geraint Thomas a déjà prouvé sa capacité à taquiner la jeunesse. Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard se souviennent encore du combattant qui a tenté de leur tenir tête sur les routes hexagonales l'été dernier. Gare au G-Man donc…
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Giro d'Italia : The Route
Video credit: Eurosport
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