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Tour d'Italie | La 12e étape pour Nico Denz (BORA - hansgrohe), Geraint Thomas (INEOS Grenadiers) reste maillot rose
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Publié 18/05/2023 à 17:10 GMT+2
L'Allemagne encore à la fête sur le Giro. Nico Denz (BORA - hansgrohe) a parfaitement maîtrisé la fin de course pour remporter la 12e étape dans un sprint à trois, jeudi à Rivoli. Les échappés ont eu raison aujourd'hui, alors que les cadors sont restés prudents avant le début des choses sérieuses en montagne vendredi. Geraint Thomas (INEOS Grenadiers) reste en tête du classement général.
Un sprint maîtrisé et une joie débordante : comment Denz a empoché la 12e étape
Video credit: Eurosport
La consécration pour Nico Denz, journée tranquille pour les favoris. Attaquant infatigable mais rarement récompensé, Denz a ouvert son compteur sur les Grands Tours en s’adjugeant la 12e étape du Tour d’Italie jeudi. L’Allemand de la BORA – hansgrohe a été le plus rapide à Rivoli, réglant au sprint ses deux compagnons d’échappée. Toms Skujins (Trek – Segafredo) a bien tenté de semer ses adversaires dans l’ultime difficulté du jour, mais le Letton a dû se contenter de la deuxième place sur la ligne, devant Sebastian Berwick (Israel – Premier Tech), troisième.
Aucun changement chez les favoris, qui ont profité d’une journée (rare) sans déboires à la veille d’une explication féroce attendue sur les hauteurs de Crans-Montana. Geraint Thomas (INEOS Grenadiers) reste en rose.
Le coup tactique de la Trek
Après deux jours animés par une lutte vigoureuse entre le peloton et l’échappée pour le gain de l’étape, les débats se sont quelque peu apaisés. La formation de Geraint Thomas a laissé filer une échappée fleuve de trente unités, se contentant d’imprimer un rythme soutenu mais décent jusqu’à l’arrivée. Réchauffés par la perspective d’une victoire d’étape, les coureurs de Trek – Segafredo ont envoyé quatre éléments à l’avant.
Forts de leur supériorité numérique, les équipiers de Bauke Mollema ont favorisé le passage en tête de Mads Pedersen sur la ligne du sprint intermédiaire, ainsi que la formation d’un quintet à l’avant. Malin, Pedersen a astucieusement provoqué une cassure dans un virage, alors que la pluie faisait son apparition sur le macadam. Incapables de joindre leurs efforts, les autres fuyards ont laissé filer, impuissants, l’horizon d’une victoire de prestige.
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La pluie fait glisser, encore une chute dans le peloton
Video credit: Eurosport
La résilience de Denz
Logé dans la roue des heureux élus, Samuele Battistella (Astana Qazaqstan) n’a pas tenu le rythme bien longtemps, pris de vomissements. Des quatre derniers rescapés, Alessandro Tonelli (Green Project-Bardiani CSF-Faizanè) a été le premier - et le seul - à craquer, sous l’accélération progressive et longue d’un Toms Skujins offensif dans le Colle Braida (9,8 km à 7,1%), dernière difficulté du jour. Un temps proche de l’éclat, Nico Denz s’est démené pour conserver la roue du Letton et de Berwick.
L’Allemand s’est même permis une attaque franche à 11 kilomètres du but, une première tentative sans effet. Annoncé moins rapide que ses deux rivaux, Berwick a décidé de lancer son effort à 200 mètres de la ligne. Rapidement débordé par ses compagnons de fortune, l’Australien a dû se contenter de la troisième place. Intouchable dans les derniers hectomètres, Denz a cloué dans sa roue Skujins et emporté un premier bouquet sur un Grand Tour, le quatrième de sa carrière.
Arrivé à plus de huit minutes du vainqueur, le groupe maillot rose a profité d’une journée calme - même émaillée de nouvelles chutes - pour récupérer des derniers épisodes tumultueux. Car dès demain, la route va prendre le virage de la haute montagne, où une première explication d’envergure est attendue entre les principaux favoris.
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