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Jamais content, Greipel?

Jamais content, Greipel?
Par Eurosport

Le 01/11/2011 à 12:37Mis à jour Le 01/11/2011 à 12:46

Andre Greipel a vu son nombre de victoire partir à la baisse de façon spectaculaire en 2011.. la faute à qui? Essentiellement à Philippe Gilbert. Le glouton belge a empêché le sprinter allemand de jouer sa carte plus souvent. Il y a un an, Greipel regrettait d'être l'ombre de Cavendish...

Il y a toujours quelque chose qui ne va pas, avec Andre Greipel. Quelque chose, ou plus exactement quelqu'un. L'an dernier, c'était Mark Cavendish. Le sprinter britannique faisait trop d'ombre à son homologue allemand, l'empêchant de s'exprimer comme il le souhaitait, notamment sur les grandes courses. Alors Greipel a donc changé d'air. Direction Omega Pharma Lotto. Mais cette fois, c'est visiblement la présence d'une autre star, Philippe Gilbert, qui s'est avérée au moins aussi encombrante.

Andre Greipel en est convaincu, il aurait connu une saison bien plus remplie en termes de victoires s'il n'avait pas évolué au sien d'une équipe vouée presque entièrement à la cause de Philippe Gilbert. "Sans Gilbert, j'aurais sans doute remporté une quinzaine de victoires. Mais comme il pouvait gagner partout, l'équipe devait se mettre à son service et s'il ne pouvait pas s'imposer, je pouvais jouer ma carte dans le sprint", a expliqué l'Allemand dans un entretien au site internet Wielerrevue.nl. Greipel regrette de ne pas avoir bénéficié plus souvent d'une équipe à son service.

Mettre la barre plus haut

Et l'Allemand de citer en guise d'exemple Milan-Sanremo, au mois de mars, dont il avait fait un grand objectif personnel. Mais entre la Cipressa et le Poggio, il a dû se sacrifier et rouler derrière une échappée dangereuse de quatre coureurs pour ne pas condamner Gilbert. En 2011, Greipel a totalisé huit victoires, très largement en-dessous de son total des années précédentes. Il avait décroché 21 succès en 2010, 20 en 2009 et 15 en 2008. A l'exception de sa victoire d'étape sur le Tour de France à Carmaux, Greipel a par ailleurs eu du mal à s'imposer dans des très grandes épreuves, où il a souvent dû se contenter de places d'honneur.

Avec le départ de Philippe Gilbert chez BMC, Greipel estime que la prochaine saison peut lui permettre, enfin, de viser des objectifs plus élevés au sien de l'équipe Lotto-Ridely. "Je pense que je peux mettre la barre plus haut en 2012. Une nouvelle victoire d'étape dans un grand tour serait bien et je vais viser Milan-Sanremo. C'est une course dont les caractéristiques me conviennent bien", estime-t-il. Auparavant, il débutera sa saison au Tour Down Under, en Australie, au mois de janvier, une épreuve qu'il a remportée en 2008 et 2010. En tout cas, sans Cavendish, sans Gilbert, Greipel n'aura plus d'excuse.

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