Absalon est confiant

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Julien Absalon n'est plus champion du monde de VTT. Qu'importe, il est le grand favori de l'épreuve à Pékin et représente l'un des derniers espoirs de titre dans le camp tricolore. Le Français doit "retrouver son mental de gagnant" mais prévient : "ça se

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Julien Absalon, que s'est-il passé ces deux derniers mois depuis l'échec des Championnats du monde ?
J.A : Beaucoup de choses... heureusement. Tout d'abord, j'ai récupéré physiquement et mentalement. J'ai fait cinq jours sans vélo, le temps de me remettre le dos en place, le genou, de décompresser, de digérer mentalement. J'avais le maillot depuis quatre ans, j'ai dû me faire à l'idée que je l'avais perdu, ça m'a permis de réfléchir et de relativiser. J'ai tourné ça de manière positive en me disant que c'était un mal pour un bien, que l'objectif était plus les JO cette année que le Championnat du monde. J'ai repris ma préparation encore plus motivé pour les Jeux, ma remise en question a été totale.
Elle s'est traduite par un changement de programme...
J.A : Je n'avais pas prévu d'aller au Canada disputer les manches de Coupe du monde. Après avoir analysé la défaite des Championnats du monde, je me suis dit que j'étais resté peut-être trop longtemps dans le flou, sans confrontation internationale. Ca m'a fait un peu gamberger. J'ai beaucoup discuté avec Gérard Brocks, mon entraîneur. On s'est dit : il faut que je retrouve mon mental de gagnant. Et puis la meilleure façon de s'entraîner, c'est quand même la compétition.
Etes-vous aujourd'hui à 100 % ?
J.A : J'espère ! En fait, ma préparation a été idéale depuis la semaine qui a suivi le Championnat du monde. Au Canada, je me suis fait plaisir, je me suis refait un bon moral et en plus j'ai bien travaillé là-bas en vue des JO. A mon retour j'ai changé de nouveau mon planning. Plutôt que de terminer ma préparation olympique dans les Vosges, je suis descendu sur la Côte d'Azur m'entraîner sous la chaleur. Je me suis dit que la chaleur allait être un élément important.
Donc, ça va bien...
J.A : Je suis vraiment content d'arriver ici en me disant que j'ai mis toutes les chances de mon côté. Ce n'est jamais facile car il peut toujours y avoir un grain de sable dans la préparation, une petite chute, un rhume, ça peut être un rien et la machine s'enraye. Pour gagner une épreuve de ce niveau, il faut être à cent pour cent et ne pas avoir le moindre problème, ça se joue tellement à peu.
Avez-vous suivi les JO jusqu'à présent ?
J.A : Avant d'arriver, quand j'étais en France, j'avais du mal à décrocher. A la maison, la télé était allumée, on entendait parler des chances de médaille française. Finalement, c'était plus difficile qu'ici où l'on est dans l'ambiance olympique.
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