Des Bleus de chauffe

L'équipe de France n'a pas su rééditer son exploit de 2005 lorsqu'Anthony Geslin s'était hissé sur la 3e marche du podium. Mais la bande à Frédéric Moncasssin a fait plus que bonne figure aux Mondiaux de Salzbourg. Les Bleus auront le mérite d'avoir tenté

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Crédit: Eurosport

Pas de médaille cette année, mais un beau comportement collectif tout le long des 265km du parcours de Salzbourg. Le sélectionneur national Frédéric Moncassin était plus que satisfait de ses hommes, dimanche soir. "J'ai vu une belle équipe de France, présente dans la bataille, à des moments qui n'étaient pas faits pour des charlots, a expliqué le Toulousain. Il nous manque un petit truc. Pas grand-chose dans ce genre de course car nous ne possédons pas de sprinteurs purs".
Sans leader, les Français ont fait front et suivi à la lettre la consigne majeure de ne pas laisser partir une échappée à plus de dix coureurs sans la présence d'un Français. Thomas Voeckler (93e) s'est ainsi immédiatement sacrifié en tête de quinze concurrents pour une échappée de plus de 200km. "Il n'y avait pas place pour le folklore dans ce championnat, remarquait le Vendéen. J'ai fait le boulot. Le niveau était très élevé. Mais il ne faut pas se voiler la face: un Bettini ou un Valverde est supérieur à n'importe quel coureur de l'équipe de France".
Voeckler repris par le peloton, il s'est replacé aux côtés de son équipier Anthony Geslin. Puis ce fut au tour de Sylvain Calzati de tenter sa chance, relayé par Christophe Le Mével, dans la dernière ascension. "La France a fait une bonne course, a affirmé le Breton. J'ai fait la course que j'avais imaginée mais surtout l'équipe de France a montré de belles choses, c'est un groupe qui progresse. C'est dommage, on s'est loupé dans le sprint."
Le tour de force de Chavanel
Présent dans le dernier peloton qui roulait vers la victoire, Le Mével termine finalement 23e, juste devant Geslin, victime de problèmes mécaniques en début d'épreuve. 45e au final, Sylvain Chavanel a pourtant tenté un coup de poker dans le dernier tour qu'il entama en tête, accompagné du Suisse David Loosli et de l'Italien Davide Rebellin, signant un morceau de bravoure en allant chercher Paolo Bettini, intenable à cet instant.
"Ce qu'il a fait, en costaud, n'était pas un coup de moisi , poursuit Moncassin. Sylvain Calzati a su immédiatement se replacer en tête. Preuve que sur le plan tactique, nous n'avons pas commis d'erreur. Seul Anthony Geslin (24e) a été un peu juste dans le sprint". Le médaillé de bronze 2005 semblait pourtant à l'aise au bon milieu des hostilités, ce qui n'était pas le cas de la plupart de ses camarades. Deux abandonneront: Samuel Dumoulin et Sébastien Hinault.
L'équipe de France n'a donc pas réussi le tir groupé comme en 2005. "Il est vrai que nous avions eu les neuf à l'arrivée et la 3e place d'Anthony, se souvient Frédéric Moncassin. Mais, je le répète, le groupe a fait des choses sympas, que nous ne voyons pas dans les épreuves ProTour". L'ancien sprinteur, qui dirigeait pour la 4e fois les Bleus (Athènes, Vérone, Madrid et Salzbourg), a donc fait la fête avec les siens dans la soirée comme s'il avait à célébrer quelque chose...tout simplement heureux.
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