Les copains d'abord

La vitesse sera jeudi soir le point d'orgue de la première journée des Championnats du monde sur piste, à Bordeaux. Guidés par Arnaud Tournant, dernier vestige de la grande époque, les Bleus espèrent monter sur le podium. Pour viser le titre, il faudra un

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Première journée, première médaille? Le Vélodrome de Bordeaux-Lac espère vivre ses premières émotions fortes jeudi en ouverture des Mondiaux 2006. Le clan tricolore compte surtout sur ses sprinters pour accrocher son premier métal, quel qu'il soit. Arnaud Tournant, Mickael Bourgain et Grégory Baugé vont tenter de renouer avec le podium, un an après la frustrante quatrième place de 2005, à seulement quatre centièmes de la médaille de bronze. Ils ont les moyens d'atteindre cet objectif.
Florian Rousseau n'en attend pas moins, en tout cas. L'ancienne grande vedette hexagonale de la piste, désormais entraineur national du sprint, se veut ambitieux. "L'objectif demandé, c'est le podium... au minimum. Mais ça va être très serré ", pronostique l'Orléanais. Pour y parvenir, les Bleus n'ont rien laissé au hasard. "On l'a préparée depuis le mois de janvier. On a fait un stage, on a fait des essais, en Coupe du monde avec des équipes différentes, on a travaillé un peu sur le stage terminal et ici aussi à Bordeaux", poursuit Rousseau.
Le démarrage, phase capitale
Jadis intouchable dans cette discipline, lorsque Florian Rousseau, Laurent Gané et Arnaud Tournant composaient le trio infernal, les Français n'ont plus la même marge aujourd'hui, loin s'en faut, même si, individuellement, ils sont au plus haut niveau mondial. Grégory Baugé, l'élève de Rousseau à l'INSEP vainqueur de la Coupe du monde de vitesse, a beaucoup progressé depuis deux ans. Quant à Arnaud Tournant, crédité de temps impressionnants à l'entraînement, il a nourri jour après jour sa volonté de revanche après ses malheurs de l'année passée. Enfin, Mickael Bourgain est tout de même vice-champion du monde en titre.
"La phase capitale, c'est le démarrage, le premier demi-tour , estime Rousseau. Il faut être bien réglé, tomber tout de suite dans les roues." La pression est donc sur Grégory Baugé, le starter bleu. "Greg a fait de très bons temps mais on l'a vu en Coupe du monde, il a été battu une fois par Mulder (Pays-Bas), rappelle Rousseau. Les Britanniques aussi ont un très bon démarreur. Ca se tient... Il faut toujours que les trois soient très forts individuellement, c'est l'une des caractéristiques de la vitesse par équipes. Mais il faut aussi de la cohésion, de l'homogénéité sur le premier demi-tour."
Pas moins de sept équipes peuvent prétendre au podium, c'est dire si la hiérarchie mondiale est homogène. Florian Rousseau a toutefois vite fait de cerner les trois principales menaces pour l'équipe de France: "Les Britanniques, champions du monde sortants qui ont fait de très bons Jeux du Commonwealth, les Pays-Bas, deuxièmes l'an dernier, et puis l'Allemagne. Après, il faut peut-être aussi voir du côté du Japon, de la Chine, de l'Australie. Mais je crois que les adversaires sont plutôt dans les trois premiers cités. "
LES AUTRES EPREUVES
- Poursuite dames: Marina Jaunatre a entamé tardivement sa préparation, voici deux mois, à cause d'un genou douloureux. Son tableau de marche, de l'ordre de trois minutes et quarante-huit secondes, doit la laisser à distance des premières places, promises aux Australiennes Katie Mactier et Katherine Bates.
- Course aux points messieurs: Une bonne surprise est espérée dans le camp français qui ne tarit pas d'éloges sur Matthieu Ladagnous, déjà victorieux sur la route pour sa première saison dans le peloton de l'élite. "Il est malin, il marche très bien et il est motivé", souligne l'entraîneur national Jacky Mourioux en insistant toutefois sur la qualité de l'opposition (Ignatiev notamment).
- 500 m dames: Céline Nivert et la toute jeune Sandie Clair, 18 ans depuis le 1er avril (à 13 jours près, elle ne pouvait être alignée !), affichent des ambitions limitées face à la Bélarusse Natalia Tsylinskaya (4 titres) ou l'Australienne Anna Meares (1re aux JO 2004). Félicia Ballanger, intouchable cinq années durant sur la distance à la fin de la décennie écoulée, n'a pas encore d'héritière.
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