La vitesse individuelle est une discipline qui se court en un contre un. Et à la fin, c'est Grégory Baugé qui gagne. Le Français a ajouté une troisième médaille d'or à sa collection dans l'épreuve reine en s'imposant samedi à Melbourne. En toute logique. C'est la troisième médaille française dans ces Mondiaux 2012, mais la première en or.

En finale, Jason Kenny, pas plus que les autres, n'a pu venir à bout du protégé de Florian Rousseau. Le Britannique a pourtant tenté le tout pour le tout dans la seconde manche en démarrant à bloc. Il a résisté jusqu'au bout au retour du Français mais en quittant sa ligne dans le dernier virage, Kenny a commis une erreur fatale et a logiquement été disqualifié. Une tactique risquée en forme d'aveu d'impuissance. Pour battre Baugé, il lui fallait tenter quelque chose d'improbable. Le coup n'est pas passé loin. Mais le règlement a été appliqué à la lettre.

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08/04/2012 À 18:00

Paré pour Londres

Plus dominateur et facile que jamais, Baugé a donc signé le tournoi parfait. Meilleur temps des qualifications vendredi, il n'a ensuite pas perdu la moindre manche dans le tableau final. Une véritable démonstration de force, très prometteuse avant le rendez-vous olympique cet été à Londres. Déjà impressionnant la veille, Baugé n'a pas semblé plus gêné par ses deux derniers adversaires samedi. En demi-finale, l'Australien Shane Perkins a rapidement rendu les armes dans les deux manches. La messe était dite dès le dernier virage. On s'attendait à une opposition un peu plus féroce en finale. Tombeur de son compatriote Chris Hoy en demies, Jason Kenny avait à coeur de prouver que le titre acquis sur tapis vert l'an dernier, suite à la suspension rétroactive de Baugé pour manquement au règlement antidopage, n'allait pas être sans suite. Mais comme en 2011 à Apeldoorn, il n'y a rien eu à faire pour Kenny, malgré le coup de poker du second acte.

Pour le Guadeloupéen, ce troisième sacre, qui aurait du être le quatrième consécutif sans cette bourde administrative qui lui a coûté si cher, ce titre est peut-être le plus beau de tous. D'autant qu'il n'était pas apparu à son meilleur niveau ces derniers temps. Outre les conséquences psychologiques de la perte de son titre 2011, il a du composer avec une tendinite tenace. Mais il a su surmonter tous ces obstacles, physiques et moraux, pour arriver au top à Melbourne. Il pourra simplement regretter que, pour un millième de seconde, le doublé vitesse individuelle - vitesse par équipes lui échappe. Mais l'essentiel est fait. Il voulait démontrer qu'il restait le maitre. Mission accomplie et de quelle façon, tant il semble que sa marge sur la concurrence n'a jamais été aussi grande.

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