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Bourreau : "On n'a pas de leader unique mais plusieurs cartes"

Bourreau : "On n'a pas de leader unique mais plusieurs cartes"
Par Eurosport

Le 29/09/2013 à 01:03Mis à jour Le 29/09/2013 à 15:06

Le sélectionneur Bernard Bourreau compte sur Thomas Voeckler et Christophe Riblon pour emmener la jeune garde sur le difficile parcours du Mondial, à Florence. Le sélectionneur Bernard Bourreau compte sur Thomas Voeckler et Christophe Riblon pour emmener la jeune garde sur le difficile parcours du mondial, à Florence.

Comment se passe votre premier grand rendez-vous de sélectionneur de l'équipe de France ?

B.B. : Très bien. On a commencé à se regrouper vendredi avec ceux qui n'avaient pas fait la Vuelta et on prépare le rendez-vous de dimanche. On est bien installé, on a trouvé de bonnes routes d'entraînement et l'ambiance est bonne. L'approche du championnat se passe idéalement.

L'an dernier, Thomas Voeckler était le meilleur Français sur la course en ligne avec une 7e place. Peut-il répéter cette performance cette année ?

B.B. : Je pense que oui. Thomas a préparé son affaire. C'est un garçon lucide ; quand il dit quelque chose, il ne triche pas. Il a fait le travail, y compris des sacrifices, pour préparer ces Mondiaux. Il est arrivé mardi avec le groupe pour participer aux séances d'entraînement collectives. Il a fait Isbergues et la Somme parce qu'à son âge (34 ans), il lui faut plus de compétition. Il peut jouer un bon rôle. Il va utiliser toutes les opportunités que les situations de course lui offriront. Il va jouer le coup à fond pour faire la meilleure place.

Le parcours est-il aussi dur qu'annoncé ?

B.B. : Tout dépendra des coureurs mais le parcours est déjà difficile en lui-même. Il y a quand même une côte de quatre kilomètres et un mur avec des passages à 16%. Il n'y a pas beaucoup de récupération. Les descentes sont techniques et ne permettent pas de regroupement. Il va être difficile de s'organiser et de rester calme sur ce parcours. Les coureurs savent ce qui les attend : jeudi matin, on avait une reconnaissance de 10h à midi et je leur avais déjà envoyé des vidéos.

" ON ESPÈRE QUE JAMAIS DEUX SANS TROIS""

À qui ce parcours peut convenir au sein de votre sélection ?

B.B. : Cette année, on n'a pas de leader unique mais plusieurs cartes à jouer. On a des coureurs expérimentés comme Thomas (Voeckler) ou Christophe Riblon, qu'il ne faut pas oublier. Quand ils sont à l'avant, en position de jouer la gagne, ils ne se loupent pas souvent. Et puis il y a les jeunes, qui ont la fraîcheur. Maintenant, il faut que les sensations soient bonnes dimanche. Pour être devant dans un championnat du monde, il faut être très fort.

Ces jeunes coureurs, que peut leur apporter cette sélection ?

B.B. : Un championnat du monde n'a rien à voir avec les autres courses. Moi, j'avais une motivation décuplée sur les Mondiaux et c'est pareil pour les coureurs aujourd'hui. Toute l'année, ils ont un encadrement bien défini. Là, ils se retrouvent dans une structure différente, avec des masseurs et des mécaniciens qui les ont accompagnés étant jeunes. Ça leur fait du bien. Ça les relance.

On connaît les qualités de Thibaut Pinot sur les grands tours, moins sur les courses d'un jour. Pourquoi l'avoir pris dans votre groupe ?

B.B. : Il a retrouvé des sensations et le moral en Espagne (7e de la Vuelta), il était avec les meilleurs sur les petits cols dès le début de l'épreuve. Avec les qualités qu'il a et sur un parcours dur, il peut bien faire. Il a déjà participé aux Championnats du monde espoirs à Mendrisio, quand Romain Sicard gagne (2009, avec un gros travail de Pinot et Geniez notamment). Il n'est pas complètement inexpérimenté et puis, je le connais. Il était aussi présent pour le titre juniors de Johan Le Bon en 2008… Et on espère que jamais deux sans trois !