De Paris à la Promenade des Anglais, la Course au soleil a eu l'accent français cette année. Alors, à la question "Les Tricolores ont-ils fait un bon Paris-Nice ?", la réponse est oui, assurément. Deux jours en jaune, trois victoires d'étapes et le maillot vert, les Français se sont montrés et même dévoilés pour certains. Il n'est pas seulement question ici de développer le bilan français sur ce Paris-Nice, mais aussi et surtout de mettre en exergue l'émergence d'une nouvelle génération de coureurs tricolores. 
 A l'image de Romain Bardet (A2gr La Mondiale), les coureurs hexagonaux ont été offensifs et présents sur tous les terrains. Victorieux sur le prologue avec Damien Gaudin (Europcar), puis lors d'un sprint avec la pointe de vitesse du champion de France Nacer Bouhanni (FDJ) et enfin avec Sylvain Chavanel (OPQS) lors d'une étape de moyenne montagne, les coureurs tricolores ont assuré une moisson beaucoup plus éclectique qu'en 2011. En effet, il y a deux ans, les "bleu-blanc-rouge" avaient enregistré des résultats quelques peu similaires. Un maillot à pois (remporté par Rémi Pauriol) et trois victoires d'étapes. Cependant ces trois succès avait été décrochés "à la française" au terme d'échappées parties quelques kilomètres avant la ligne d'arrivée. 
Néanmoins, si les Français ont confirmé qu'une nouvelle génération était en marche et commençait à arriver sur le devant de la scène, les deux Tricolores présents dans le Top 5 du classement général, Sylvain Chavanel et Jean-Christophe Péraud, ont tous les deux respectivement 33 et 35 ans. La France n'a pas encore de Bradley Wiggins, Alberto Contador ou même de Mark Cavendish. Mais elle a des Arnaud Démare, Nacer Bouhanni, Bryan Coquard, Kenny Elissonde, Arnold Jeannesson et même des Thibaut Pinot et Warren Barguil. Autant de jeunes talents que de profils différents.
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Pas une surprise 
La vague française sur Paris-Nice n'est pas une surprise. Loin de là. L'an dernier, Arnaud Démarre avait ouvert la voie. Impérialement. En remportant une étape sur le Tour du Qatar dès sa première course chez les pros, le champion du monde espoirs avait offert au cyclisme tricolore ce qu'il attendait depuis des années. Un déclic. La relève a pris le pas. Nacer Bouhanni, 21 ans, est devenu le plus jeune champion de France quelques mois plus tard. Sur la Grande Boucle l'été dernier, Thibaut Pinot a été le plus jeune coureur à prendre le départ. Cela ne l'a pas empêché de s'imposer lors de l'étape de montagne entre Belfort et Porrentruy. Dixième de son premier Tour de France, Pinot a été le second français à entrer dans le Top 10 (puisque Pierre Rolland s'est classé 8e). 
2013 semble bien s'inscrire dans la continuité. Kenny Elissonde (maillot blanc sur le Tour d'Oman) et Arnold Jeannesson à l'attaque dans la quatrième étape du Tour d'Oman aux côtés de Froome, Contador et Rodriguez ont confirmé que de nouveaux grimpeurs étaient là. Bouhanni, vainqueur d'étape au sprint sur Oman et Paris-Nice, a bel et bien démontré que ses qualités n'étaient pas bornées aux frontières de la France. Enfin, Romain Bardet (2e de Liège-Bastogne-Liège espoirs en 2012) et Warren Barguil, tous deux à l'attaque dans Paris-Nice, ont été l'illustration même de la course qu'ils avaient remportée en 2011 et 2012, le Tour de l'Avenir. 
Petit à petit, les coureurs français redonnent des couleurs au cyclisme tricolore. Christophe Moreau est le dernier hexagonal à avoir remporté une course par étapes en catégorie World Tour, c'était en 2007 sur le Critérium du Dauphiné. Mais vu les performances récente de la jeune génération, sa succession n'est sans doute qu'une question de temps.
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