Paris-Roubaix 2025 - Pluie, rafales, verglas d'été : Le ciel va-t-il peser sur l'Enfer du Nord dimanche ?

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Les Paris-Roubaix dans des conditions dantesques ont été une denrée rare ces dernières années. Une exception, plus qu'une règle. Est-ce que ce sera encore le cas en 2025 ? Pas si vite. Alors qu'un parfum très printanier voire estival flottait sur le Nord, la pluie pourrait effectuer son grand retour… dimanche, juste le Jour J de la Reine des Classiques.

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Le ciel n'est pas seulement un élément de décor sur Paris-Roubaix. Il peut, aussi, en devenir un personnage à part entière. Surtout si la météo devient capricieuse. Paris-Roubaix pluvieux, Paris-Roubaix boueux, Paris-Roubaix heureux ? Pour le (télé)spectateur, peut-être. Pour le coureur, sur le vélo, pas vraiment. Même si rouler dans la poussière sur le sec n'est pas non plus une sinécure. A vrai dire, il n'y a pas de bonnes conditions pour l'Enfer du Nord. Elles sont, au choix, délicates, difficiles ou catastrophiques.
Mais ces dernières années, la pluie a été plutôt rare lors de la "Pascale". En dehors de l'atypique édition 2021, disputée au début du mois d'octobre pour cause de pandémie du Covid-19 (l'édition 2020, elle, avait été purement et simplement annulée), toutes les dernières éditions se sont déroulées dans des conditions sèches, le plus souvent sous le soleil. Mais cela pourrait changer cette année, si l'on en croit les prévisions de Météo France.
C'est certain que ce ne serait pas la même histoire s'il y a de la pluie
Un sacré paradoxe, puisque ces derniers temps, c'était presque l'été sur le Nord de la France. Soleil et chaleur sont au menu depuis la fin du mois de mars. Mais la tendance s'apprête à tourner, pile au moment du week-end de Paris-Roubaix. Pour la course féminine, samedi, le pronostic majoritaire reste au beau et au sec. Dimanche, en revanche, l'Enfer du Nord pourrait bien mériter son appellation contrôlée.
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Selon les derniers bulletins de Météo France, la journée de dimanche risque d'être agitée sur les Hauts-de-France, avec, au pointage de jeudi après-midi, un indice de confiance de 4 sur 5. Dès le départ de Compiègne, des averses sont attendues dans la matinée. Pour l'arrivée à Roubaix en fin d'après-midi, la pluie pourrait avoir disparu, mais sur l'ensemble du parcours, les risques de précipitations seront tout sauf négligeables. Ce n'est pas non plus l'apocalypse qui est attendue. Il ne va pas pleuvoir en permanence sur les 259 kilomètres du tracé. Les prévisions ne parlent pas forcément de pluie continue mais plutôt d'averses. Mais celles-ci pourraient être fréquentes voire généralisées et significatives. 
Si tel est le cas, cette 122e édition pourrait prendre des allures épiques. Cela changerait clairement la donne. Certains espèrent la pluie, d'autres la redoutent, mais tous conviennent que ce ne sera pas la même limonade sur des pavés glissants. "C'est certain que ce ne serait pas la même histoire s'il y a de la pluie", confirme Mauro Gianetti, le manager de l'équipe UAE du débutant mais très ambitieux Tadej Pogacar. Un Mathieu van der Poel, lui, ne serait pas fâché de devoir rouler sur un pavé plus gras.

Un millimètre de pluie depuis le 22 mars

Outre la pluie, il faudra aussi peut-être composer avec le vent sous les averses, surtout si elles prennent un caractère orageux. Elles pourraient culminer autour de 45-50 km/h, plutôt de manière favorable. De quoi favoriser un attaquant solitaire, par exemple, dans les 50 derniers kilomètres. Une chose est sûre, d'ici dimanche matin, favoris et responsables d'équipes ne manqueront pas de garder un œil attentif sur les bulletins successifs. La météo n'est jamais un élément anodin sur une course cycliste. C'est encore moins vrai de Paris-Roubaix.
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D'autant qu'un autre phénomène pourrait se produire : le verglas d'été. Le verglas d'hiver, tout le monde connait. De l'humidité et un froid sévère, transformant l'eau en plaques de glace plus ou moins épaisses sur la route. Le phénomène estival, lui, est différent. Il se manifeste quand de nombreuses particules de diverses natures s'accumulent sur l'asphalte. De la gomme pneumatique, des gouttes de carburant, de l'huile moteur issu d'une fuite, etc.
Au cours d'une longue période sèche, ces éléments s'accumulent au fil des jours et des passages sur la chaussée sans être évacuée par la pluie. Quand celle-ci revient, le verglas d'été se forme. Si l'humidité est de retour sur le Nord dimanche alors qu'il est tombé à peine un millimètre de pluie depuis le… 22 mars, la route pourrait s'avérer particulièrement glissante. Les pavés, plus encore. Alors, dimanche matin, tous les yeux au ciel. Au cas où. Danse de la pluie ou incantation au soleil, selon les profils et les goûts de chacun…
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